Congo-Kinshasa: Ebola - Au moins 20 cas de décès confirmés au Nord-Kivu et en Ituri

Photo: Banque mondiale /Vincent Tremeau
Des parents rendent visite à leur fille de 15 ans, soupçonnée d'être infectée par Ebola, au centre de traitement Ebola à Beni, en RDC (janvier 2019).

La situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola demeure toujours précaire. Vingt- et- une personnes sont mortes de cette épidémie, sévissant dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri où des agressions contre les agents chargés des enterrements ont été recensées par l'autorité sanitaire.

Il s'agit de 21 nouveaux décès de cas confirmés qui ont été rapportés dans les villes ou localités de Butembo (6), Beni (5), Mandima (2), Katwa (2), Kalumguta (1) Musienene (1), Mangurujipa (1) à Mabalako (3), selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé publique.

Ayant déjà fait 1 198 morts depuis sa déclaration le 1er août 2018, l'actuelle épidémie d'Ebola est la plus meurtrière enregistrée sur le territoire congolais depuis la découverte du Virus en 1976, en RDC. D'après les études menées, la riposte est compliquée dans la région par les mouvements des populations et la méfiance des populations envers les agents de santé engagés dans la riposte.

Dans la province de l'Ituri, le chef de l'équipe des enterrements dignes et sécurisés (EDS) de la Protection civile, a été agressé par les membres de la famille d'une personne décédée à Rwampara/Bunia, qui ont refusé que l'équipe EDS fasse un prélèvement sur le corps, renseigne le ministère de la Santé publique.

Une équipe des EDS de Butembo, dans le Nord-Kivu, a également été agressée vendredi 17 mai dernier, lors de l'enterrement de quatre personnes décédées au CTE de Butembo.

En vue de faciliter le travail, les équipes EDS creusent préalablement les tombes mais, parfois, certains habitants recouvrent les tombes pendant la nuit afin de marquer leur opposition aux enterrements. Vendredi dernier, les tombes étaient couvertes et des personnes ont lancé des cailloux à l'équipe. Un agent a été blessé.

Donc, il revient au gouvernement de la République démocratique du Congo de travailler en intelligence avec ses partenaires en vue d'enrayer ce fléau qui ne fait que décimer la population vivant dans ces deux provinces.

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