Congo-Brazzaville: Descente parlementaire - La population de Poto-Poto 2 s'intéresse à la nature de certaines lois votées

La députée de la deuxième circonscription électorale de Poto-Poto, Charlotte Opimbat, a échangé le 17 mai avec ses mandants des quartiers 33 et 36 sur les vingt et une affaires adoptées lors de la 5e session ordinaire administrative de l'Assemblée nationale.

Venus nombreux écouter leur députée à la mairie centrale, les habitants de Poto-Poto 2 se sont intéressés à certaines nouvelles lois votées par la chambre basse du parlement. Il s'agit, entre autres, de la dissolution de l'Office national de l'emploi et de la main d'ouvre (Onemo), au profit de la création du Fonds national d'appui à l'employabilité et à l'apprentissage et de la création de l'Agence congolaise pour l'emploi. En effet, les intervenants ont voulu savoir pourquoi l'Etat a-t-il décidé de dissoudre l'Onemo au lieu de chercher des voies et moyens pour corriger les faiblesses constatées.

Répondant aux questions de l'assistance, Charlotte Opimbat a indiqué que l'Onemo n'arrivait plus à remplir ses missions et ses textes organiques étaient devenus caducs. « Vous savez que la plupart de nos jeunes s'adressaient à l'Onemo pour chercher un emploi, mais à un moment l'office n'arrivait plus à orienter les demandeurs d'emploi, à contacter les entreprises pourvoyeuses d'emplois. C'est pourquoi, il a été décidé de la scission de l'Onemo en deux structures. Le gouvernement a bien réfléchi et le parlement a bien fait en adoptant ces lois parce que les nouvelles entités répondent à l'urgence de la gestion et du contrôle de l'emploi et assureront l'intermédiaire entre les demandeurs et les pourvoyeurs d'emplois, à la différence de l'Onemo », a-t-elle répondu, précisant que ces deux structures rendront la recherche de l'emploi plus compétitive pour les demandeurs, surtout les jeunes.

Les intervenants se sont également intéressés à la loi autorisant la ratification de l'accord de prêt relatif au financement additionnel du projet de renforcement des capacités en statistiques entre la République du Congo et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement. Pour la députée de Poto-Poto 2, il s'agit aussi d'une affaire fondamentale d'autant plus que le pays ne dispose plus assez d'ingénieurs en la matière, alors qu'un pays sans statistiques est voué à l'échec. « A nos jours, il y a un besoin réel en matière de statistiques, c'est pour cela que l'Etat a pensé qu'il fallait renforcer les capacités des agents dans ce domaine. En effet, dans les écoles de statistiques de la sous-région, on trouve peu de jeunes congolais, il s'agit d'un souci majeur », a-t-elle expliqué.

La situation du CHU s'invite dans le débat

La situation du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville a aussi attiré l'attention des participants à cette descente parlementaire. En effet, certains d'entre eux se sont interrogés sur le recours à l'expertise étrangère en nommant un Canadien à la tête de cette structure au lieu de faire confiance aux cadres nationaux.

Ancienne de cette maison, Charlotte Opimbat a rappelé qu'à leur époque, il y avait également eu une cogestion avec les Français, notamment les Hospices civils de Lyon (Centre hospitalier universitaire). Le contrat, a-t-elle rappelé, est de trois ans avant d'évaluer la situation. « Nous avions à cette époque-là, un directeur général expatrié et un directeur général adjoint congolais. C'était une bonne expérience permettant de partager des compétences à tous les niveaux. Nous avons vraiment bénéficié de cette expérience, je pense qu'au moment où le CHU rencontre d'énormes problèmes de gestion, il était bon que nous puissions avoir l'aide de la coopération », a-t-elle répondu, insistant sur une gestion saine de l'hôpital.

À la fin de cette rencontre qui s'est déroulée en présence de plusieurs autres députés dont celle de Boko, dans le département du Pool, Marie-Jeanne Kouloumbou, et les deux autres de Poto-Poto, Jean de Dieu Kourissa et Ferréol Constant Gassakys, Charlotte Opimbat a dit avoir accompli sa mission. « Je pense que les préoccupations de fond ont été soulevées, je m'attendais à cela, le public était très attentif et nous en sommes satisfaits. Leur présence me reconfirme dans ma position, parce que cela prouve qu'il règne un climat de confiance entre la base et moi », a-t-elle conclu.

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