20 Mai 2019

Afrique: Journée mondiale de la biodiversité

La biodiversité, introduite dans le dictionnaire Petit Larousse en 1994, se définit comme la diversité de la vie sur Terre et s'apprécie en considération de la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que les interactions au sein de ces niveaux d'organisation et entre eux.

Elle englobe l'ensemble des espèces animales et végétales vivantes sur terre (et dans les mers) et la biosphère abriterait entre cinq et trente millions d'espèces.

Environ 1,7 million d'espèces animales sont répertoriées et chaque année, de nouvelles autres sont répertoriées.

Malheureusement, de nombreuses espèces disparaissent également, souvent à cause des actions irresponsables de la société humaine.

L'émergence du concept de biodiversité est étroitement liée à l'histoire mondiale de la protection de la nature et l'évolution des idées concernant ce que l'on appelait auparavant bien plus volontiers la « nature ».

Dès l'Antiquité, la diversité du monde vivant a fasciné les esprits, mais il faut attendre les XVIIIe et XIXe siècles pour que l'idée de protection de la nature apparaisse véritablement dans le monde occidental avec les progrès des sciences naturelles et les prémices de l'écologie qui modifient la perception de l'Homme du monde vivant.

Parmi toutes ces découvertes, la publication de L'origine des espèces de Charles Darwin, en 1859, marque une avancée majeure en fournissant la première théorie scientifique convaincante sur l'origine de la diversité du vivant.

En 1992, le sommet de la Terre de Rio de Janeiro avait mis en exergue l'impérative nécessité de préserver la biodiversité qui doit être considérée comme un des enjeux essentiels du développement durable.

Aujourd'hui, plus personne ne remet en cause l'importance de la diversité biologique pour le présent et pour les générations futures, mais il faut bien reconnaître que de nombreuses activités humaines continuent de réduire le nombre d'espèces vivantes parmi lesquelles, l'agriculture intensive, l'épandage massif de produits phytosanitaires, la pêche intensive, l'élevage industriel, la chasse d'espèces protégées et la déforestation.

Il sied de s'engager plus pour défendre la biodiversité et la Convention sur la diversité biologique, ratifiée par cent quatre-vingt-seize196 Etats, vise justement à la défendre.

Cet instrument légal international a pour objectifs la conservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments constitutifs et de ses ressources génétiques, ainsi que le partage juste et équitable des avantages qui en découlent.

La Journée mondiale, célébrée chaque 22 mai, se déroule cette année sur le thème « Notre biodiversité, notre nourriture, notre santé ». Elle devrait nous sensibiliser à notre accès à une plus grande variété d'aliments que nos parents ou nos grands-parents. Mais cette diversité n'aura nullement été mise à profit pour l'amélioration de la santé humaine.

Le thème retenu vise à exploiter les connaissances et à sensibiliser davantage à la dépendance de nos systèmes alimentaires, de notre nutrition et de notre santé à la biodiversité et à des écosystèmes sains.

Le thème célèbre également la diversité fournie par nos systèmes naturels pour l'existence et le bien-être de l'humanité sur Terre, tout en contribuant à d'autres objectifs de développement durable, notamment l'atténuation et l'adaptation aux changements climatiques, la restauration des écosystèmes, une eau plus propre et la faim « zéro ».

Au cours des cent dernières années, plus de 90% des variétés de cultures ont disparu des champs des agriculteurs.

Ce réel déclin de la biodiversité, en particulier agricole, disparaît au même titre que les connaissances essentielles sur la médecine traditionnelle et les aliments locaux, ce qui n'est pas sans incidence sur des maladies ou des facteurs de risque pour la santé, tels que le diabète, l'obésité et la malnutrition, mais aussi a un impact direct sur la disponibilité des médicaments traditionnels. Ainsi donc, cette journée tend à rappeler que chaque habitant de la planète doit participer au ralentissement de la perte de biodiversité, en s'intégrant à son environnement, en étant consommateur, au sens large.

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