Sénégal: Duo pr Babacar Guèye/Mazide Ndiaye pour diriger les concertations politiques - La ministre Zahra Iyane Thiam recuse et recadre l'opposition

Invité à l'émission Grand jury de la Radio futurs médias (privée) hier, dimanche 19 mai, la ministre Zahra Iyane Thiam s'est démarquée du choix porté sur le Pr Babacar Guèye et Mazide Ndiaye pour diriger la commission cellulaire sur les concertations politiques.

Selon elle, « les personnalités en question sont parties prenantes au dialogue politique en leur qualité de représentants de la société civile à la table des concertations».

La nouvelle ministre de la Microfinance et de l'économie sociale et solidaire n'est pas en phase avec l'opposition.

Devant le Grand jury de la radio futurs médias (privée) hier, dimanche 19 mai, Zahra Iyane Thiam a dénoncé l'attitude de l'opposition qui, réclamant la nomination d'une personnalité indépendante pour diriger les concertations sur le processus électoral, a porté son choix sur le Pr Babacar Guèye du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce) et Mazide Ndiaye de la Plateforme des acteurs de la société civile (Pacte).

Face à notre confrère Babacar Fall, Zahra Iyane Thiam a disqualifié ces deux personnalités en soulignant qu'«elles sont parties prenantes au dialogue politique en leur qualité de représentants de la société civile à la table des concertations».

«Le Cosce et le Pacte siègent au même titre que l'opposition, la majorité et les non-alignés. Ces personnalités proposées ne peuvent pas diriger le dialogue au motif qu'elles ne sont pas neutres».

Par ailleurs, interpellée au sujet de la posture du chef de l'Etat par rapport aux conclusions de ces concertations, elle déclarera : «Qui peut le plus peut le moins.

Pour avoir bénéficié de la confiance de plus de 58% des Sénégalais, le chef de l'Etat pouvait gouverner tranquillement, il aurait pu continuer le travail pour lequel il est réélu mais, il a voulu impliquer tout le monde surtout dans ce contexte marqué par la découverte du pétrole et du gaz».

Se prononçant sur la nouvelle dynamique fast-track (aller plus vite dans le traitement des dossiers), la ministre de la Microfinance et de l'économie sociale et solidaire souligne : «celle-ci est plus qu'une réalité».

« Le président Macky Sall a choisi sa méthode de travail. Il a dit qu'il y a trop d'intermédiaires, diminuons-les. Je peux vous dire que le fast-track est plus qu'une réalité aujourd'hui.

Je viens d'être nommée dans le gouvernement, on n'a pas eu le temps de s'asseoir pour comprendre les dossiers, il a fallu donner le cap tout de suite. Donc c'est une réalité qui est là», a-t-elle affirmé.

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