Cote d'Ivoire: Enlèvement/prise d'otage - La Côte d'Ivoire et la France harmonisent leur politique pour prévenir le phénomène

Le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner avec son homologue ivoirien, Sidiki Diakité,

Les enlèvements et les prises d'otages inquiètent les autorités ivoiriennes et françaises au plus haut niveau. Elles ont décidé de prendre le taureau par les cornes.

La Côte d'Ivoire et la France ont décidé de prendre à bras-le-corps la prévention du phénomène d'enlèvements et les prises d'otages. «Nous avons pris un engagement commun sur un sujet qui pourrait se développer et contre lequel nous voulons lutter ensemble.

C'est celui des enlèvements», a souligné le ministre français de l'Intérieur, Christophe Castaner, au terme d'une audience, hier, avec son homologue ivoirien, Sidiki Diakité, au Plateau.

L'hôte du ministre ivoirien a indiqué à juste titre que la France compte apporter son concours à la Côte d'Ivoire, en termes de formation, de moyens techniques et de matériels conséquents.

Par ailleurs, les discussions entre les deux autorités ont tourné autour de questions d'intérêt commun, propres aux deux Etats. «Nous avons abordé aussi les échanges migratoires», a affirmé le ministre français.

A ce titre, il a souhaité que la collaboration entre la Côte d'Ivoire et la France soit «féconde et régulière». Dans le même registre, il a suggéré qu'il soit instauré une facilité de retour des Ivoiriens qui se retrouvent en France sans titre de séjour.

Il s'est, en outre, offusqué de la situation des mineurs non accompagnés, proies faciles des passeurs. Selon le ministre français, ces enfants finissent par se retrouver hélas «dans des situations désespérées qui ne sont pas acceptables» en Europe.

A ce propos, Christophe Castaner a préconisé que les politiques de la France et de la Côte d'Ivoire soient harmonisées «pour lutter activement contre les filières de passeurs qui ne font qu'exploiter la misère humaine».

Pour sa part, le ministre ivoirien Sidiki Diakité s'est honoré d'avoir abordé avec son homologue français, «toutes les questions de sécurité intérieure, particulièrement celle de l'immigration irrégulière».

Il a fait remarquer que cette préoccupation touche aussi bien les pays européens qu'africains. Notamment la Côte d'Ivoire qui, en réalité, perd des bras valides, lorsque le phénomène s'accentue. «Tous les départs de la Côte d'Ivoire vers d'autres pays sont un appauvrissement», a-t-il déploré.

Pour pallier ce phénomène, le ministre a annoncé l'intensification de la coopération entre les deux pays, de telle sorte que soient renforcés les mécanismes d'identification et du retour des Ivoiriens installés de façon irrégulière dans les pays de l'Ue.

«Le Président de la République est clair sur la question: un Ivoirien en situation irrégulière n'a pas sa raison d'être en Europe», a-t-il fait savoir, en expliquant que sa place est en Côte d'Ivoire où il peut travailler pour assurer son avenir.

Sur la question, pour permettre aux jeunes de rester sur place, le ministre ivoirien assure que la Côte d'Ivoire n'est pas restée les bras croisés. «Le gouvernement travaille pour aider les jeunes à s'insérer dans le tissu économique», a-t-il rappelé.

Mieux, «le ministre français de l'Intérieur a promis d'apporter son concours pour nous appuyer dans le contrôle aux frontières et à mettre en place des projets pour les jeunes», a révélé Sidiki Diakité.

En début d'après-midi, les deux ministres et leurs délégations ont effectué une visite de terrain à l'Ecole de police. Ils ont assisté notamment à un cours sur la lutte contre le terrorisme et à une manœuvre de dispersion de foule qui a occupé la rue, en manifestant contre le manque d'eau.

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