Burkina Faso: Présidentielle 2020 - « On se prononcera en temps opportun», selon Ablassé Ouédraogo

Une délégation du parti politique Le Faso autrement, conduite par son président, Ablassé Ouédraogo, était, le 18 mai 2019, dans la province de la Sissili. Cette rencontre qui rentre dans le cadre des activités inscrites dans la feuille de route dont le parti s'est doté pour la préparation de son projet de société dans la perspective des scrutins électoraux à venir, a permis d'avoir des échanges directs avec les militants et sympathisants des 6 communes de la province de la Sissili.

Des routes, des écoles, de l'eau potable, des centres de santé, c'est ce que veulent les populations de To, Boura, Biéha, Silly, Niabouri et Niebiel dans la province de la Sissili. Elles l'ont exprimé au cours d'une rencontre qu'elles ont eue avec la délégation du parti Le Faso autrement, le 18 mai dernier.

Cette rencontre, a confié le président du parti Le Faso autrement, Ablassé Ouédraogo, permettra d'aller au contact direct avec les populations des 45 provinces du Burkina Faso, en vue de préparer les échéances électorales à venir, en termes de projet de société.

Dans la province de la Sissili, les rencontres ont eu lieu à Toébila avec les militants de la commune de To et à Léo avec les représentants des 5 autres départements.

Les échanges ont permis à la délégation de prendre connaissance des sentiments des populations sur l'état de la Nation, leurs appréciations sur la gouvernance actuelle du pays d'une part, et leur vision sur les questions de développement, d'autre part.

A la question de savoir si Ablassé Ouédraogo est candidat à l'élection présidentielle de 2020, il a laissé entendre que « l'élection à la présidence du Faso n'est pas une course de vitesse, mais une course de fond. D'ailleurs, une fois que vous avez dit que vous êtes candidat, plus personne ne s'intéresse à vous. Vous devenez banal. Aujourd'hui, nous avons 5 candidats. »

« La jeunesse de Léo souffre du chômage »

Nous, au parti Le Faso autrement, nous avons tout notre temps.  Et on se prononcera en temps opportun ». Pour lui, tout candidat doit réunir un certain nombre de critères avant de déclarer sa candidature.

Etre de nationalité burkinabè, jouir de ses droits civiques et moraux, se préparer pour aller à la conquête et à la gestion du pouvoir d'Etat, disposer d'un projet de société, d'une caution de 25 millions de F CFA, disposer d'une organisation capable de supporter sa candidature, selon les explications du Dr Ablassé Ouédraogo.

En attendant, a-t-il dit, Le Faso autrement, après réflexion et vu son expérience de 2015, exécute sa feuille de route en vue de se doter d'un projet de société digne de ce nom.

Tout comme le chef de la délégation, les populations se sont réjouies de la qualité des échanges. Pour eux, c'est la première fois qu'un président de parti politique se déplace dans leurs localités.

Elles se sont aussi félicités de la qualité du message véhiculé par le Dr Ablassé Ouédraogo. Il s'agit de celui de la réconciliation, gage de tout développement d'un pays. « La jeunesse de Léo souffre du chômage. C'est une jeunesse dynamique, mais il n'y a pas d'emploi.

Nous avons choisi le Faso autrement parce que nous savons que c'est le parti politique qui détient la solution des problèmes des Burkinabè », a ajouté Fatimata Konaté. En rappel, Ablassé Ouédraogo a été candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2015.

Mais avant, il a été député de la 5e législature. Son parti était affilié au Chef de file de l'Opposition politique.

Ce qui lui a permis d'être membre des comité d'organisation des différentes marches-meetings qui ont permis de renverser le régime de Blaise Compaoré, les 30 et 31 octobre 2014.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Le Pays

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.