Congo-Kinshasa: Après le 3me penalty, Moïse Katumbi parle de chauffeur

Auteur, en 2015, au moment de sa rupture avec l'ex-MP (Majorité Présidentielle), de la célèbre métaphore faisant état du refus du public d'un stade imaginaire d'accorder un « troisième penalty » à une équipe de football tout prétendument fictive, mais reconnue comme celle de Joseph Kabila, décidé à rempiler pour un troisième mandat présidentiel, contre la volonté du souverain primaire, Moïse Katumbi, fraichement rentré d'exil hier lundi 20 mai 2019, par la ville de Lubumbashi, a électrisé la foule avec une nouvelle image forte.

En effet, après un accueil sans pareil à l'aéroport de la Luano par des militants de ses plates-formes politiques, « Lamuka » et « Ensemble », ainsi que des milliers d'anonyme, et une caravane motorisée qui a pris 5 heures pour joindre la Place de la Poste, il a animé un court meeting en soulignant qu'un véhicule ne peut pas être conduit par deux chauffeurs.

C'était, dans son esprit, une façon de s'élever contre les interférences, vraies ou supposées, de l'ancien Chef de l'Etat dans la gestion des affaires publiques, sous prétexte du partenariat entre CACH et FCC.

Il a par ailleurs rappelé qu'il est revenu au pays pour faire de l'opposition républicaine, sous le leadership de Félix Tshisekedi, qu'il a une fois de plus reconnu le Président légitime de la République Démocratique du Congo.

On a noté que plus trois cents journalistes, congolais et étrangers, se sont donnés rendez-vous à Lubumbashi pour la couverture du retour au bercail de Moïse Katumbi, après trois années d'exil à l'étranger, où il était parti, comme par hasard, un certain 20 mai 2016. « Je suis venu travailler pour la paix et la reconstruction de mon pays et surtout pour l'intérêt du peuple congolais... La vérité, c'est comme l'huile qu'on veut noyer, elle finit toujours par triompher... je n'ai jamais été un voleur ».

Réagissant aux accusations dont il était victime pendant sa longue absence du pays, il a affirmé haut et fort qu'il n'était impliqué ni de près, ni de loin, dans l'affaire de spoliation d'immeuble pour laquelle il avait été condamné à trois de prison, avant que son adversaire ne soit débouté dernièrement, après la vague de libération des prisonniers politiques et d'opinions. « On a dit que j'étais un voleur... Est-ce que je suis un voleur?» a-t-il interrogé la foule, tout en précisant qu'il est rentré sur la terre de ses ancêtres pour des objectifs précis :

«... Je suis venu aussi combattre le virus Ebola, qui tue nos frères à l'Est du pays. Je suis heureux d'être parmi vous. J'ai vu votre mobilisation et ça me donne la force et le courage».

Moise Katumbi s'est exprimé durant 3 minutes à la place de la Poste, en présence d'une foule immense venue l'accueillir.

Aucun incident n'a été enregistré aussi bien à l'aéroport de la Luano que le long du parcours du cortège de Moïse Katumbi comme à la Place de la Poste, où s'est tenu son premier meeting après la fin de son exil forcé. Aucun leader politique n'a non plus été inquiété ni interdit de mouvement, comme c'était le cas il y a encore quatre mois.

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