21 Mai 2019

Sénégal: Meurtre de Binta Camara à Tamba - La presidente nationale de la SCOFI prône le retour de la peine de mort

C'est en tournée à Saint-Louis où elle effectuait une mission que la Présidente Nationale du Comité pour la Promotion de la Scolarisation des Filles (SCOFI) au Sénégal a appris la nouvelle sur le drame survenu à Tambacounda.

Awa Sène Diop Dieng a condamné avec la dernière énergie hier, lundi 20 mai, le meurtre de la fille du Directeur Général de l'Agence de Développement Local (ADL). Elle a plaidé pour le retour de la peine de mort afin de sanctionner vigoureusement les auteurs de ces actes odieux.

Inquiète et déboussolée, le cœur meurtri également, la Présidente du Comité National des Enseignantes pour la Promotion de la Scolarisation des Filles au Sénégal l'est présentement et cela, depuis le meurtre à Tambacounda de la fille du Directeur Général de l'Agence de Développement Local, Malal Camara.

Une triste nouvelle qu'elle a apprise à Saint-Louis où elle effectuait une mission pour le compte de sa structure. Awa Sène Diop Dieng de condamner ces actes jugés d'inconcevables.

" Ce sont des actes ignobles que la SCOFI condamne parce que les filles doivent être protégées et nous, nous travaillons dans ce sens. Le Sénégal n'est plus en sécurité. Je ne vois pas la raison pour laquelle on viole une fille ensuite la tuer.

C'est vraiment inadmissible", a regretté la Présidente Nationale de la SCOFI qui a saisi l'occasion pour lancer un appel à l'État afin que la sécurité soit renforcée dans tout le pays. "L'État devrait accentuer la sécurité de notre territoire national.

On doit aussi prendre des mesures par rapport à ces actes, s'il le faut même faire revenir la peine de mort. Parce que personne n'est en sécurité maintenant", a-t-elle décrié tout en insistant sur la nécessité aujourd'hui de sanctionner sévèrement les auteurs de tels actes.

Selon elle, ce sont des séries de viols et meurtres qui sont enregistrés presque tous les jours au Sénégal. " Tous les quinze jours ou bien tous les mois, on viole et on assassine des filles. C'est vraiment déplorable et il faut que cela cesse", a martelé la défenseuse des filles au Sénégal.

Elle a aussi invité les parents à plus de collaboration avec les forces de défense et de sécurité concernant certains cas de viols. "Il doivent faire attention à ces sortes de négociations.

Souvent quand il y a un viol, on négocie au sein de la famille ou entre parents et ce n'est pas bon du tout. Il faut les corriger et les sanctionner", a-t-elle ajouté tout en soutenant que cela servirait à donner des exemples aux autres afin que ces actes cessent de manière définitive.

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