Cameroun: Crise anglophone - Un nouveau-né froidement abattu à Muyuka

L'image est insoutenable et horrible. Du sang frais est encore visible sur la tête de ce nouveau-né.

Autour de sa dépouille l'on aperçoit plusieurs douilles de balles réelles. En scrutant la vidéo, on entend les cris stridents de sa génitrice

Cette dernière accuse l'armée camerounaise d'avoir tué son enfant endormi alors qu'elle se trouvait dans sa cuisine

Selon des informations recueillies par la rédaction de camer.be auprès des sources bien renseignées, le drame est survenu hier 20 mai à 11h 15 minutes à Muyuka dans la région du Sud-ouest.

Ce meurtre intervient au lendemain de la descente du Premier ministre camerounais dans le NOSO. Une descente qui avait pour but de trouver un début d'issue à cette crise qui perdure dans les régions anglophones du Cameroun

Malheureusement, "cette descente du premier ministre sur le terrain n'aura servi à rien", s'insurge plusieurs populations locales rencontrées par camer.be ce jour à Muyuka. Les soldats camerounais pointés du doigt par les populations locales sur le meurtre de ce nouveau-né semblent plus que jamais résolu à faire raisonner le bruit des armes.

"Tirer sur un bébé de 4mois a-t-il un sens? Il y a quelques heures aujourd'hui, le 20 mai Muyuka a vécu ça. Voila qui nous sommes, un pays où certaines vies n'ont pas d'importance. Un bébé est condamné à la peine capitale pour une vie non encore vécue. Tout simplement BARBARE!" s'indigne Akere Muna, ancien candidat à l'élection présidentielle du 7 octobre dernier au Cameroun.

A l'image de maître Akéré Muna, la représentation locale de l'asbl CEBAPH (Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine,ndlr) est montée au créneau pour condamner cet "acte barbare de l'armée camerounaise". Le Cameroun, est-il devenu cet endroit où il est désormais si dangereux de vivre ? S'interroge cette association de défense et de promotion des droits humains

Pour l'instant, l'on n'a pas encore enregistré la réaction des autorités camerounaises

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