Cote d'Ivoire: Insécurité - Danho Paulin appelle au calme et à la responsabilité des parents

Le maire d'Attécoubé a rencontré, hier, les forces vives de la commune pour évoquer la situation sécuritaire, à la suite des événements du 20 mai.

Les chefs des communautés, les religieux, les femmes et les jeunes de la commune d'Attécoubé se sont retrouvés hier sur l'esplanade de la mairie, pour participer à ce que le maire Danho Paulin a appelé la « Rencontre citoyenne ».

Au cours de laquelle il a appelé au calme et souhaité l'implication des parents dans la recherche de solutions durables à la question de l'insécurité.

Il s'agissait pour le premier magistrat de la commune et ses hôtes de tirer les leçons de la chaude journée du lundi, après la manifestation de protestation des jeunes contre l'insécurité dans leur commune.

La répression policière qui a suivi cette marche « non autorisée par les autorités municipales » a fait plusieurs blessés dont « trois cas très sérieux », dira le maire Danho Paulin. Qui, toutefois, ne nie pas la préoccupante question de l'insécurité dans « une partie de sa commune ».

Bien qu'il ne soit pas contre la manifestation des jeunes, le maire aurait souhaité qu'elle soit assujettie à une autorisation et bénéficie d'un encadrement policier pour éviter d'éventuels débordements.

Le mal étant déjà fait, le premier magistrat de la commune d'Attécoubé a appelé ses administrés au calme. Il en a profité pour expliquer que la commune a entrepris plusieurs actions pour résorber la question de l'insécurité.

Il s'agit notamment du renforcement de l'éclairage public, de la formation des jeunes à travers la plateforme des services, mais surtout la construction d'établissements scolaires pour répondre efficacement à la problématique de l'analphabétisme qui est un facteur explicatif de la délinquance.

Danho Paulin est convaincu que quelle que soit la puissance des moyens de prévention ou de resocialisation, les résultats escomptés ne peuvent être atteints sans l'implication des parents. « L'insécurité dans notre commune est endogène.

Nous devons donc faire notre introspection. » D'où son appel au sens de la responsabilité des parents face au phénomène des enfants en conflit avec la loi.

Diarrassouba Ibrahim, l'un des initiateurs de la marche du 20 mai explique que les populations n'avaient pas d'autre choix que de crier leur ras-le-bol face à l'insécurité.

« De janvier à mai 2019, les microbes (enfants en conflit avec la loi. NDLR) ont tué neuf personnes et fait plus de 100 blessés à Attécoubé », déplore-t-il.

Avant d'inviter le maire à accélérer les travaux de construction du nouveau marché, « qui est un nid de bandits dans la commune », dénonce Diarrassouba.

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