Congo-Kinshasa: Haut-Lomami - L'ICCN incapable de refouler les éléphants en divagation à Malemba-Nkulu

Les gardes-chasse de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) ne parviennent pas à refouler les éléphants en divagation dans les villages du territoire de Malemba-Nkulu dans la province du Haut-Lomami.

Les éléphants en divagation continuent de semer la désolation dans le territoire de Malemba-Nkulu dans la province du Haut-Lomami. Cela dure depuis plusieurs mois. Le vendredi 17 mai dernier, la population des villages de Kabala, Manga, Songwe, Katondo et Kasenga dudit territoire s'est retrouvée dans une insécurité totale à la suite de l'arrivée massive des troupeaux d'éléphants. Des maisons ont été détruites et des champs dévastés au passage des éléphants. L'on rapporte que deux personnes ont trouvé la mort.

Confrontés à des difficultés d'ordre matériel, les gardes-chasse de l'ICCN ont été débordés, ne parvenant pas à refouler ces pachydermes dans leur milieu naturel, précisément dans le parc naturel de l'Upemba, a renseigné le député provincial du Haut-Lomami, Paul Ngoy Nsenga, président de la commission d'évaluation des dégâts multiformes causés par les éléphants dans cette province. Les éléphants ont donc envahi ces villages où vivent plus de cent mille habitants sur les sept cent mille du territoire de Malemba-Nkulu, selon l'administrateur du territoire Ngoy Ngole cité par le député provincial qui séjourne encore à Kinshasa dans sa mission auprès des autorités nationales afin d'apporter la solution idoine à cette question de divagation d'éléphants à Malemba-Nkulu. L'administrateur du territoire, Ngoy Ngole, a indiqué qu'il n'y a qu'une équipe très réduite de quatre gardes-chasse visibles dans le cité-centre de Malemba Nkulu, face à des éléphants qui ne veulent pas retourner dans leur milieu.

Se sentant délaissée et en colère, la population a voulu s'en prendre aux gardes-chasse le samedi 18 mai dernier. Ceux-ci se sont sentis en danger et ont tiré des coups de balle, blessant mortellement deux personnes. Outre les démarches menées par le député provincial Paul Ngoy Nsenga à Kinshasa, le colonel Rodrigue Mugaruka de l'ICCN, un des responsables du parc de l'Upemba, est également à Kinshasa pour solliciter l'appui du gouvernement central au travers de sa hiérarchie, en faveur de l'équipe de l'ICCN du Haut-Lomami.

Le bilan de cette situation devient lourd à Malemba où l'insécurité alimentaire et sanitaire s'est accrue. Le prix de la farine de maïs a triplé, passant de 500 FC le seau à 1500 FC, la déperdition scolaire est plus qu'inquiétante (le nombre des finalistes de l'examen d'Etat a baissé de 40 %, fait-on savoir. Et plusieurs ménages sont sans abris. Et avec la dévastation des champs, plus 80 % de la production agricole de Malemba-Nkulu sont détruites laissant les sept cent mille habitants du territoire dans une situation sociale et humanitaire difficile.

En plus de la divagation des éléphants, l'on a appris que cinq personnes d'une même famille ont été foudroyées le samedi 18 mai dans le village de Kaunga, toujours dans le territoire de Malemba-Nkulu. Il s'agit d'une femme dénommée Banza, de ses deux garçons de 10 ans et 8 ans, et deux filles de 4 ans et 2 ans, morts sur place après le coup de foudre. Le week-end a donc été noir à Malemba-Nkulu.

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