Congo-Kinshasa: «Panthère Noire» - Faya Tess augure une bonne odeur avec une chanson conçue sur mesure !

interview

Très prolifique sur la plan discographique, la chanteuse Faya Tess dispose d'un arsenal des chansons taillées sur mesure qui continuent à faire d'elle une véritablement porte-étendard de la rumba congolaise sur la scène internationale.

Son brillant passage au Kenya, après Bénin en 2018, est une preuve de succès d'une fructueuse carrière musicale qui continue à marquer les grands esprits du monde. De retour à Paris où elle a installé son quartier général, la diva Faya Tess dit la "Sirène d'eau douce", s'est confiée à la presse, mieux au journal kinois La Prospérité, à travers son site web. Restitution de ses deux productions scéniques et sortie de sa nouvelle chanson « Panthère Noire » qui est également le titre phare de son prochain album, ont été au menu de cette interview exclusive avec l'Ambassadrice de la rumba congolaise.

Que retenir de votre dernier passage à Nairobi au Kenya où vous venez, une fois de plus, de défendre la rumba congolaise ?

Je remercie d'abord Dieu Tout-Puissant, qui me donne la force d'aller vers des différents horizons pour défendre notre musique. Cette Rumba que nos aînés nous ont léguée. C'est depuis plusieurs années que je suis attendue au Kenya, après notre passage avec Tabu Ley (Afrisa). Cette fois-ci, c'est monsieur Francis Atwoli, qui a tout fait pour que je descende à Nairobi. C'est une autorité incontestable, un grand homme d'affaires et un véritable défenseur des travailleurs du Kenya. Le programme était large, mais mon temps était court car, j'ai beaucoup d'engagements. J'ai donné un premier concert V.I.P dans un cadre strictement privé, accompagnée de mes aînés : Kanta Nyboma, Wuta mayi, Caien Madoka, il y avait tout un groupe de musiciens qui m'ont merveilleusement accompagné. Le 2ème concert avait eu lieu le 1er mai 2019, à l'occasion de la célébration de la fête du Travail. C'était devant un public important et devant différents ambassadeurs, y compris celui de la RDC au Kenya, ainsi que quelques membres du gouvernement Kenyan.

Comment les mélomanes ont-ils réagi en vous écoutant en live après plusieurs années d'absence au Kenya ?

Ma prestation du 1er mai est intervenue juste après le traditionnel défilé des travailleurs. J'ai commencé à chanter avec mon micro à partir du podium où j'étais assise, aux côtés de tous ces officiels, jusqu'à rejoindre le groupe qui était sur le bas-côté. La foule était très satisfaite et très émue. Vu que l'événement était retransmis en direct à la télévision nationale Kenyane, les téléspectateurs n'en revenaient pas. Ils croyaient tous rêver. Pourtant, la presse avait annoncé mon arrivée à Nairobi, mais un bon nombre de gens doutait encore avant de me voir en chair et en os. Par la suite, j'étais assaillie par la presse durant tout mon séjour et je leur remercie. Remerciements sans limite à monsieur Francis Atwoli. Du coup, je reviendrai une nouvelle fois au Kenya pour le public de Nairobi et d'autres provinces. Les Kenyans me réclament chaleureusement. Je remercie aussi ma maison de Production « Air Monde Culture », à travers la personne du président André TETU qui est aussi mon manager. Car, c'est surtout grâce au marketing qu'il fait que les mélomanes arrivent à avoir mes produits, et cela génère des demandes des différents opérateurs culturels dans plusieurs coins du monde. Mes remerciements vont également au public qui me réclame tant partout où je me produis sur scène.

Au cours de notre dernier entretien, vous avez promis aux fanatiques que 2019 sera une année des surprises avec des albums en gestation. Où en sommes-nous concrètement ?

Comme j'avais promis, je réalise. Je peux même vous apprendre que l'étape de la gestation est passée. Tout est dans la boite. Le public sera servi au fur et à mesure. La première chanson est déjà disponible. Elle est intitulée « Panthère Noire», qui est également le titre phare de mon album 2019. C'est une Production d'Air Monde Culture qui est ma maison de production. D'ici quelques jours, le public aura un autre single, intitulé « L'homme. » C'est la première chanson de mon album « Sublime Faya Tess » qui sera produit par le label « Une plume, une voix, une guitare » de Mr. Cypi Umande. Je confirme que le reste de chansons de l'album « Sublime Faya Tess » sera largué cet Eté, dans le bac. Tandis que du côté de « Air Monde Culture », il y a un autre programme pour le second semestre de l'année, afin de ravitailler le public. Oui ! Je vous assure que les mélomanes de la bonne musique seront bientôt gâtés.

Que voulez-vous véhiculer comme message à travers « Panthère Noire » qui est une chanson à la fois lyrique, poignante et interpellatrice ?

« Panthère Noire » est une chanson faite sur mesure pour les amateurs de la bonne musique, en général, tout en faisant allusion aux femmes devenues heureuses et qui ont retrouvé la sérénité après avoir surmonté l'adversité. Le bonheur est le fruit de la foi et l'espérance. Notre métier est d'interpréter certaines réalités qui se passent dans la société. Désormais, une femme peut juste envoyer cette chanson à son conjoint pour lui dire : ô combien ! Elle est heureuse. Plus besoin de dire des longues phrases. Tout est contenu dans la chanson. De plus, même les hommes sont honorés d'entendre d'aussi belles paroles. C'est donc une poésie chantée que j'ai faite pour le bonheur du public.

Au-delà de la beauté des textes et paroles chantés, quels sont les artistes qui vous ont accompagné dans l'orchestration ?

Il y a Hassan Paulka, Caien Madoka, Michel Bass, pour ne citer que ceux-là. Ce sont là les musiciens qui m'ont accompagné dans l'orchestration. En effet, la chanson a bénéficié d'une participation magistrale des bons artistes instrumentistes. C'est vraiment une chanson que j'ai conçue sur mesure pour les femmes heureuses et les hommes qui la méritent.

Peut-on dire que « Panthère Noire » est un défi ultime pour votre carrière vu la concentration et les moyens mis à votre disposition par votre producteur André TETU ?

Nous avions eu déjà à relever plusieurs défis. A ce jour, je ne fais qu'exercer mon métier avec détermination afin de servir mon public et aller à sa rencontre. Le seul défi est la conjoncture économique dans certains endroits. Une partie du public a un pouvoir d'achat relativement faible, et ne peut acheter un album entier. Je fais allusion à certains coins d'Afrique. D'où, on développe de plus en plus le téléchargement pour leur permettre d'acheter chanson par chanson. Ça c'est le défi que relève ma maison de production et ses collaborateurs.

Comment se présente votre calendrier en termes de spectacles pour l'année 2019 ?

J'ai des dates des prestations jusqu'en 2020. Je ne vais pas vous encombrer de toutes ces dates. Retenez les plus proches : le 28 juin 2019, j'ai un concert en Suisse, je m'arrêterai au retour dans la ville d'Amiens en France pour une prestation le 29 juin 2019. Le 19 juillet 2019, je donnerai un grand concert accompagné encore par des cubains, au Palais de rois de Majorque au sud de la France, à Perpignan. Le 11 octobre 2019, je serai à Barcelone en Espagne, toujours avec des Cubains. Je pense pouvoir me libérer ensuite pour venir rencontrer mon public rapidement à Kinshasa. Pour d'autres détails des dates, c'est Mr. André TETU, mon producteur et manager qui tient le calendrier. Ce qui est sûr, on est très chargé !

On ne peut boucler cette interview sans évoquer la mort du poète Lutumba avec qui vous avez eu des très bonnes relations, de son vivant. Que garderez-vous de cette icône de la Rumba ?

Difficile de parler d'un grand esprit qui est le Poète Lutumba Simaro. On sera obligé de remplir des paragraphes. Pour moi, c'est un grand homme qui est parti. Culturellement un noble. Il avait une rigueur et une élégance dans son écriture. Un homme Humble, égal à lui-même. Notre dernier entretien était quand je lui avais apporté des CD du volume 5 de ma série «Au temps des classiques ». Comme le savent bien les fanatiques de la rumba, je lui avais rendu hommage en suffisance de son vivant et il en était heureux. Je préfère garder cette image dans ma mémoire.

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