22 Mai 2019

Cote d'Ivoire: Constructions anarchiques à "Allabra" - Les résidents sur le pied de guerre, menacent

Une crise profonde secoue la cité ultra-moderne "Allabra", située à la Riviera 3 non loin de la paroisse "Sainte Famille". A l'origine de la crise, des constructions anarchiques.

En effet, trois personnalités du pays, faisant intrusion dans la vie tranquille et paisible des résidents de cette cité, construite sous le président Félix Houphouët-Boigny en 1980, ont entrepris de modifier, en dehors de toutes les règles, leur résidence respective nouvellement acquise.

Alors que le plan de la cité donne deux types de logements, des duplex vendus plus chers et des maisons basses appelées des rez-de-chaussée, des nouveaux riches ont acheté des maisons basses qu'ils ont rasées pour construire des immeubles à deux et à trois niveaux.

Malgré les injonctions du syndic dirigé par monsieur Cissé, les mis en cause continuent les travaux au grand dam des voisins qui se sentent violés dans leur intimité et sans sécurité.

Les faits

Selon les résidents de la cité "Allabra" de la Riviera 3, des personnes, nouveaux acquéreurs de maisons basses, ont décidé de modifier leur résidence. Seulement voilà : Ces modifications violent les dispositions du cahier des charges.

L'article 11 de ce cahier des charges relatif aux travaux et autres modifications disposent : « Les propriétaires peuvent modifier, ainsi qu'ils l'entendent, la disposition intérieure de leur maison et y procéder à tous travaux qu'ils jugeront opportuns.

Toutefois, si la maison est jointive, il ne devra être fait aucun travail de gros œuvres susceptibles de porter atteinte aux droits du propriétaire voisin et, notamment de compromettre la solidité de son propre bâtiment ».

(Etude de Me Christiane Betty-Kouyaté, notaire à Abidjan). Malgré ces dispositions que les nouveaux locataires foulent aux pieds, les travaux sont toujours en cours dans les résidences 96, 130 et 191.

Les propriétaires interpellés, selon les autres résidents et les membres du syndic, disent qu'ils n'ont « aucun compte à rendre » parce que proches du pouvoir et que personne ne peut les interdire de construire leur résidence. Un serait inspecteur d'Etat, l'autre, conseiller du président de la République et la dame affirme être épouse de ministre.

« On la convoque, la dame ne se présente pas et préfère nous amener son gardien ou une représentante de l'entreprise en charge des travaux » a révélé l'un des voisins de la résidence 130 avant d'ajouter : « Celui qui se dit inspecteur d'Etat a même dit qu'il contrôle le ministère de la Construction, donc on ne peut rien lui faire » a indiqué un membre du syndic.

Le syndic a même révélé que les mis en cause disent qu'ils détiennent un permis de construire. « Faux ! », rétorquent les résidents qui ont affirmé qu'un permis de construire général a été délivré pour la cité avant même sa construction.

C'est une véritable anarchie que la construction de ces immeubles dans un quartier aussi huppé où résident les cadres de ce pays, depuis le temps du président Félix Houphouët-Boigny que ces acquéreurs sont en train d'imposer à leurs voisins.

« Aujourd'hui, à cause de cette histoire, ma voisine au 131, a piqué une crise et est aujourd'hui paralysée parce que celui qui loue sa maison a décidé de quitter la résidence.

Or, son mari malade, c'est avec le loyer qu'elle nourrit ses enfants » a révélé un des propriétaires, voisin du 130. Et d'ajouter « Je ne peux plus utiliser ma piscine. En plus, quand je suis dans ma chambre, on me voit. Je n'ai plus d'intimité ».

Appel au chef de l'Etat

Les propriétaires ont unanimement demandé au chef de l'Etat d'intervenir pour l'arrêt de ces travaux.

« Nous lançons un appel au chef de l'Etat président de la République pour qu'il instruise son ministre de la Construction de faire cesser la construction de ces immeubles dans notre cité.

Il est le président de tout le monde. Ce n'est pas parce qu'on travaille avec lui qu'on doit écraser les autres. On a déjà été au ministère de la Construction.

Les agents sont venus et ont mis des croix sur les murs, mais les travaux continuent » ont dit les propriétaires qui ont ajouté que « si rien n'est fait, on court vers une grave crise qui risque de troubler la paix sociale. »

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