Gabon: Prison centrale de Libreville - « Ballack Obame cohabite avec des serpents dans une petite cellule », selon son avocat

Me Irénée Mezui Mba, avocat d'Edwin Ballack Obame, a décrié les conditions de détentions de son jeune client mardi 21 mai, lors d'une conférence de presse tenue à son cabinet de Libreville.

Durant une heure, comme dans un de ses plaidoyers, le conseil d'Edvin Ballack Obame a dénoncé les conditions d'arrestation et de détention de son client. Poursuivi par le ministère public pour complicité d'atteinte à la sûreté intérieur de l'Etat, ce jeune Gabonais a été transféré à la prison de Libreville le 7 février 2019. Il lui est exactement reproché d'avoir des ramifications avec le petit groupe de militaires interpellés en janvier pour avoir commis un coup d'éclat.

Pour Me Irénée Mezui Mba, les droits de ce détenu sont violés depuis le début de son arrestation ; un acte qu'il considère comme « un enlèvement » vu que les policiers en civil n'avaient présenté ni mandat d'emmener, ni leur pièce d'identité. Appréhendé le 21 janvier avec d'autres jeunes, leurs proches étaient restés plusieurs semaines sans savoir là où ils avaient été emmenés.

Conditions de détention inhumaines. Il est enfermé avec trois autres individus dans une cellule en béton d'une surface 9m2 : « dans ce cachot insalubre, ils cohabitent avec les serpents, les cafards et les moustiques. En dehors de la porte en fer, qui est fermée en permanence, il n'y a aucune ouverture pouvant leur apporter un peu d'air frais. C'est donc dans une chaleur suffocante que subsiste mon client et avec pour tout vêtement un simple slip, car lorsqu'il entre dans ce four, il se déshabille. Et c'est dans ce même bunker, qui fait penser au tristement célèbre camp Boiro en Guinée Conackri à l'époque du règne de Sékou Touré, que mon client avec ses co-détenus font leurs besoins dans de simples pots », explique l'avocat. Une fois par jour, à 17h, les détenus reçoivent un morceau de poulet et un bout de pain.

Si Edvin Ballack Obame a récemment pu échanger avec son avocat, une interdiction de communiquer lui empêche toujours de rencontrer les membres de sa famille.

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