22 Mai 2019

Cote d'Ivoire: Maintien de la paix dans l'espace francophone - Le déploiement du maximum de soldats des pays de l'espace souhaité

Le ministre d'Etat, ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, a, à l'ouverture du séminaire, livré la vision ivoirienne du maintien de la paix.

Renforcer la contribution des pays francophones dans la mise en œuvre de la réforme du maintien de la paix des Nations unies dans leur espace.

C'est l'objectif du séminaire sur l'appropriation de la « Déclaration d'engagements communs » qui a réuni, le 22 mai, au Plateau, de nombreux responsables militaires de la sous-région, des représentants des opérations de maintien de la paix en cours dans les pays de la région francophone, etc.

A l'initiative de la Konrad-Adenauer-Stiftung (Kas) et de l'Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix, cette rencontre de haut niveau a mis en avant l'importance du déploiement du maximum de soldats originaires des pays francophones sur les sites de maintien de la paix dont le Mali, la Centrafrique, la République démocratique du Congo (Rdc).

Pour le ministre d'Etat, ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, qui a présidé l'ouverture de la rencontre, il est important d'apporter son appui à un pays frère en crise.

C'est pour cette raison que la Côte d'Ivoire a, grâce à sa 1ère loi de programmation militaire, décidé de la participation des forces armées aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, en déployant, il y a deux ans, une compagnie au Mali.

En plus de cette troupe, « un bataillon de 650 hommes s'apprête à être à nouveau déployé, grâce à l'appui des forces françaises en Côte d'Ivoire et à la Kas ».

Une initiative qui, précise-t-il, justifie le statut de membre non permanent au Conseil de sécurité de l'Onu dont jouit la Côte d'Ivoire, mais aussi témoigne de sa volonté de participer, à son tour, à la stabilité sous-régionale, parce que « la Minusma est devenue l'opération la plus meurtrière de notre région, avec plus de 122 pertes en vie humaine et 358 blessés graves du fait d'actes terroristes ».

Pour Georges Huberson, ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, pour que les missions de maintien de la paix soient plus efficaces dans la zone francophone, il faut impliquer plus de soldats de cet espace.

Car, selon les chiffres de l'Onu, sur les 60% de ses soldats exerçant leurs missions dans un pays francophone, moins de 30% sont de cet espace. Un fait qui constitue un handicap dans l'atteinte des objectifs, eu égard aux barrières linguistiques, notamment.

« Il ne s'agit pas de laisser le maintien de la paix dans les zones francophones aux soldats de cet espace, mais d'améliorer le chiffre et la performances de ces soldats dans leur zone », a-t-il ajouté. Avant de saluer la décision du Président Alassane Ouattara de déployer un nouveau contingent au Mali.

Julie Shouldice, ambassadrice du Canada en Côte d'Ivoire, a rappelé l'évolution des opérations de maintien de la paix du fait de l'évolution de la nature des conflits.

Ces opérations comprennent désormais l'assistance humanitaire, le désarmement d'anciens combattants, la défense et la promotion des droits des hommes, la protection d'élections libres, etc. Des actions qui seront un succès si le maximum de contingents déployés parle la langue.

Cote d'Ivoire

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