Afrique: Transformation économique de l'Afrique - Duncan propose une recette se déclinant en neuf grands axes

Principal invité des réunions du Centre de développement de l'Ocde, les 20 et 21 mai, au siège de l'organisation à Paris, le vice-Président a ouvert un dialogue de haut niveau sur le développement du continent. Il a regagné Abidjan, le jeudi soir.

Le vice-Président a achevé sa journée de travail du 21 mai, au siège de l'Ocde à Paris, en introduisant, en début de soirée, une autre réunion de haut niveau, après celle du Centre de développement de l'Ocde qu'il a également présidée et qui visait à amener les gouvernants à mieux redistribuer les fruits de la croissance.

Cette dernière rencontre était en fait un dialogue de haut niveau sur le développement de l'Afrique, organisée par le Centre qui a vu la participation de représentants des Etats membres de l'Ocde ainsi que de son Centre de développement.

Précisons qu'elle s'inscrivait dans le cadre de la préparation de la 7e édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad) prévue du 28 au 30 août, au Japon.

Portant sur le thème « Rendre possible la transformation économique de l'Afrique », la réunion venait également en prélude à l'édition 2019 du rapport annuel Dynamiques du développement en Afrique produit par la Commission de l'Union africaine et l'Ocde.

Le vice-Président Duncan, qui a tenu le discours d'ouverture, a fait noter que la transformation économique du continent fait partie de l'Agenda 2063 de l'Ua et une problématique d'actualité qui doit être adressée dans l'urgence.

A l'en croire, cette transformation implique de relever d'importants défis, eu égard aux caractéristiques des économies africaines, en croissance certes mais très peu diversifiées - et aux perspectives de croissance économique et démographique.

Daniel Kablan Duncan a décliné ces défis en neuf grands axes : le renforcement de la qualité de la gouvernance des institutions nationales ; l'accélération du développement du capital humain et du bien-être social ; la poursuite des réformes structurelles et sectorielles profondes ; le développement des infrastructures économiques et sociales ; l'industrialisation ; la consolidation de l'intégration régionale et continentale ; la relance de la croissance agricole ; le renforcement de la sécurité et enfin le financement du développement.

Ces défis devraient, selon le vice-Président, être relevés en coopération avec les partenaires au développement, notamment le Japon, dans le cadre de la Ticad.

« Il faut à l'Afrique d'agir vite, afin de favoriser le développement du capital humain et du secteur privé, créateur d'emplois et de richesses, ainsi que l'éclosion de nationaux, gage d'un développement endogène et de progrès économique et social plus inclusif 5).

Le gouvernement ivoirien pour sa part a effectué depuis 2011, de profondes réformes structurelles et sectorielles sous la haute égide du Président Alassane Ouattara, ce qui a permis de créer un meilleur environnement pour accompagner le secteur privé et de faire de la Côte d'Ivoire une des meilleures destinations pour les investisseurs sur le continent », a commenté Daniel Kablan Duncan.

Ce dialogue, se tient dans un contexte marqué par un regain de croissance des économies africaines ces dix dernières années, avec un taux de croissance annuel moyen de 5%, taux au-delà de la moyenne mondiale se situant à environ 3%, faisant de l'Afrique, la nouvelle frontière du développement.

Selon le vice-Président Duncan, « la Côte d'Ivoire ne ménagera aucun effort pour la mise en œuvre des recommandations qui s'ensuivront de ce dialogue ».

Quant à l'Ocde, son secrétaire général, Angel Gurria, a réaffirmé l'engagement de son institution aux côtés des dirigeants africains pour la réalisation de ce rêve de transformer l'économie du continent. Il a notamment suggéré aux dirigeants de s'intéresser plus aux questions liées aux infrastructures et à la connectivité.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Fratmat.info

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.