23 Mai 2019

Burkina Faso: Projet de renforcement de la résilience climatique - Les députés donnent le feu vert

Les députés ont adopté à l'unanimité, le projet de ratification de l'accord de don conclu entre le Burkina Faso et l'Association internationale de développement, pour financer le projet de renforcement de la résilience climatique, le jeudi 23 mai 2019, à l'hémicycle.

Ils ont également ratifié deux autres projets de loi sur la création de la Zone de libre-échange continentale (ZLECAF) et la promotion ainsi que l'officialisation des langues nationales du Burkina Faso.

Le Burkina Faso, situé dans la zone soudano-sahélienne, mérite que ses prévisions météorologiques relatives aux inondations, vents, etc. soient fiables au profit des petits producteurs, des groupements de femmes et des communautés.

Pour cela, il a bénéficié d'un don de 4 milliards 675 millions F CFA avec une contrepartie du Fonds vert pour le climat (FPC) afin de financer son projet de renforcement de la résilience climatique.

Le jeudi 23 mai 2019, à l'Assemblée nationale, 102 députés ont adopté, à l'unanimité, le décret pris par le gouvernement pour mettre en route l'accord de don conclu, à cet effet, entre le Burkina Faso et l'Association internationale de développement.

Ce projet va être d'une aide précieuse pour l'Agence nationale de la météorologie (ANAM) selon, le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent T. Dabilgou.

Prévu pour durer cinq ans avec la signature de convention de financement intervenue le 26 octobre 2018, l'initiative accompagnée par la Banque mondiale, à l'entendre, va permettre à l'ANAM de fournir des prévisions météorologiques adéquates en temps réel.

Il s'agit aussi, pour le ministre Dabilgou, de transcender les prévisions générales du centre régional AGRHYMET de l'espace Sahel qui ne satisfont pas les attentes à l'interne.

Lutter contre les résistances culturelles

«Ce projet permet de voir avec exactitude les prévisions communales et provinciales», a-t-il précisé.

Face aux inquiétudes des députés concernant la confiance jusque-là accordées aux «divinations» culturelles sur le climat (pluie surtout), Vincent T. Dabilgou propose de travailler à mettre un terme aux résistances culturelles pour croire en la science.

A terme, le projet de renforcement de la résilience climatique favoriserait l'autosuffisance et la sécurité alimentaires à travers la densification des stations météorologiques.

Par ailleurs, les élus nationaux ont également voté à l'unanimité, deux autres projets de loi sur la création de la Zone de libre-échange continentale (ZLECAF) et la promotion ainsi que l'officialisation des langues nationales du Burkina Faso.

Pour la mise en place de cette zone, elle se justifie, selon le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Harouna Kaboré, par le fait que le taux d'échanges commerciaux entre Africains ne dépasse pas à ce jour 14%.

De son avis, le Burkina Faso, en s'élançant dans cette aventure, veut s'affirmer économiquement par la diversification et la baisse du coût des produits.

Il a rassuré les députés qu'avec la ZLECAF, le pays des Hommes intègres va accompagner ses Petites et moyennes entreprises, industries (PME/ PMI) sur d'autres marchés en Afrique avec des produits de bonne qualité et compétitifs.

Le ministre Kaboré a, en sus, rassuré la représentation nationale, de l'aide de l'UA aux pays qui viendraient à enregistrer des pertes fiscales dans les échanges commerciaux.

Dynamiser les secteurs-clés de l'économie

Il a, en outre, rappelé que la création de la ZLECAF s'inscrit dans l'axe 3 du Plan national de développement économique et social qui vise à dynamiser les secteurs porteurs de l'économie. S'agissant de la promotion et l'officialisation des langues nationales du Burkina Faso, ce sont 103 députés qui ont adopté le projet de loi y relatif.

Le ministre de l'Education nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Pr Stanislas Ouaro, devant les représentants du peuple, a expliqué que depuis 1983, une étude a abouti à 59 langues parlées par des groupes ethniques au Burkina Faso.

Ce qui nécessite, à ses dires, un approfondissement de cette donnée dans le dessein de rédiger un document de politique linguistique sur la période 2020-2030.

Pour cela, foi du ministre Ouaro, des foras régionaux vont être organisées pour recueillir les attentes des populations en matière de promotion des langues nationales.

Toujours, dans cette dynamique, a ajouté Stanislas Ouaro, une enquête va être réalisée en vue de consolider et d'améliorer les résultats de l'étude de 1983.

A l'écouter, cette loi permet aux langues nationales de jouer leur partition dans les actions de développement socioéconomique, culturel et de cohésion sociale.

Leur promotion, a-t-il indiqué, favorise aussi leur valorisation et renforce leur rôle dans l'amélioration des apprentissages et des enseignements au Burkina Faso.

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