Cote d'Ivoire: Suspension de grève avec rétention des notes par le Cosefci - Ibrahima Kourouma constate une faute professionnelle susceptible d'être sanctionnée

Le mardi 21 mai, la Coalition des syndicats du secteur éducatif/formation de Côte d'Ivoire (Cosefci) a suspendu son mot d'ordre de grève, qui devait couvrir la période du 14 au 17 mai, et décidé en retour de retenir les notes, pour amener le gouvernement à faire avancer le processus de négociations.

En réaction à cette situation, l'inspecteur général, coordonnateur général de l'Inspection générale de l'Education nationale (Igen), Ibrahima Kourouma, a estimé ce vendredi 24 mai, qu'au plan du respect du droit syndical, « la coalition des syndicats du secteur éducatif/formation de Côte d'Ivoire (Cosefci) et ses membres commettent une faute professionnelle susceptible d'engager leur responsabilité administrative ... en s'attaquant au fondement même de l'école... C'est sûr que des sanctions suivront », a commenté le coordonnateur général de l'Inspection générale, Ibrahima Kourouma.

Il a fait cette mise au point au cours d'une conférence de presse animée au cabinet du (Menetfp). «Il y a des problèmes qui peuvent être réglés sans que les élèves soient pris en otages », a-t-il insisté.

Poursuivant, il a annoncé l'installation d'un comité interministériel afin d'examiner de plus près « cette situation aussi incompréhensible que préoccupante », a-t-il fait remarquer.

En effet, a-t-il poursuivi, la décision de suspendre la grève, tout en retenant les notes des élèves, pourrait laisser croire qu'il s'agit d'un acte louable posé par ledit syndicat. Mais il n'en est rien. « En réalité, les enseignants n'ont pas suspendu leur mot d'ordre de grève. Ils cherchent plutôt à sauver leurs salaires en faisant semblant de travailler », a-t-il déduit.

Bien avant, le coordonnateur général de l'Inspection générale a mentionné les conséquences de cette initiative de confisquer les notes des élèves, au plan pédagogique et déontologique. « Dire donc que l'on retient les notes pendant qu'on prétend poursuivre l'enseignement est, au plan de la science et de la pratique pédagogiques, un non-sens car cela revient à amputer le processus d'enseignement- apprentissage de ce maillon indispensable. Cela conduit au non-respect de la déontologie de la fonction enseignante et revient à ruiner totalement l'action éducative ».

Considérant les nombreuses conséquences sur le processus d'enseignement-apprentissage, les opérations pédagogiques et les examens de fin d'année, le coordonnateur général de l'Inspection générale a interpellé la Cosefci et ses membres afin qu'ils se ressaisissent. « Le droit à l'éducation est un droit inaliénable dont nos enfants ne sauraient être privés pour quelle que raison que ce soit.»

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