Congo-Brazzaville: Universités du numérique - La cinquième édition s'est penchée sur les opportunités qu'offre la technologie

L'activité a réuni les étudiants, spécialistes et experts dans le monde des finances, les enseignants du département des Sciences et techniques de l'information et de la communication de l'Université Marien-Ngouabi, et bien d'autres personnalités sur les questions liées aux services financiers électroniques jouant un rôle majeur dans l'inclusion financière au Congo.

Organisée sur le thème « Le digital banking : comme catalyseur de l'inclusion financière », la session a permis aux différents acteurs du secteur des technologies de l'information et de la communication d'échanger et de découvrir les multiples facettes de l'impact de la transformation digitale sur les modes vie acteuls. Il s'est agi de présenter les avantages de ces innovations, avec l'expertise de différents acteurs, et aussi de sensibiliser le public à l'apport des systèmes de paiements électroniques à moindre coût et en tous lieux; à toute une gamme de produits, de services financiers utiles et adaptés aux besoins de la population (transactions, paiements, épargne, crédit et assurance).

Les communications présentées à cette occasion ont porté sur plusieurs thèmes, parmi lesquels "Le mobile banking : opportunité de bancarisation et de dynamisation de l'inclusion financière, régulation des transferts de fonds et des services financiers mobiles en République du Congo"; "UBA : les services de digital banking, outil de la satisfaction client".

Selon Idriss Antonin Bossoto, manager de la structure UNIV2.0 et initiateur de l'événement, au Congo, les services bancaires mobiles (Mobile banking) et les services du Mobile money (argent mobile) sont en train de révolutionner l'accès à la banque et aux services bancaires. « Seul 9% de la population congolaise adulte possède un compte bancaire. Ce qui fait du Congo, d'après l'Agence pour la promotion des investissements, le pays ayant l'inclusion bancaire la plus faible d'Afrique subsaharienne », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, a indiqué Idriss Antonin Bossoto, ces chiffres montrent que la téléphonie mobile constitue une opportunité permettant aux exclus du système bancaire d'accéder aux services financiers en temps réel, peu importe leur zone géographique. En effet, d'après l'Agence de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce), a-t-il dit, le revenu total du marché du Mobile money a connu une hausse de 22,74% en mars dernier.

Il a, en outre, conclu que le marché du Mobile money enregistre près de quatre millions six cent mille abonnés, avec plus d'un million d'abonnés actifs. Les utilisateurs du Mobile money ont réalisé près de vingt-trois millions d'opérations en mars, pour un montant de quatre-vingts milliards neuf cent millions francs CFA, selon l'Arpce.

Notons que la cérémonie a été ouverte par le directeur général de l'Agence de régulation des transferts de fonds, Jean Robert Massamba-Débat, en présence de trois autres partenaires pour leur implication dans la concrétisation de l'acte 5 des universités du numérique que sont l'Arpce et l'Agence congolaise des systèmes d'information ainsi que de la Banque panafricaine UBA.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Congo-Brazzaville

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.