Congo-Brazzaville: Peut-on parler d'une deuxième dévaluation du franc CFA ?

analyse

Certaines personnes colportent des informations sur l'abaissement une fois de plus du franc CFA. Ces informations sont soutenues par des intellectuels qui tiennent des gens en haleine dans des causeries et débats.

Néanmoins, nous constatons qu'il y a eu une hausse légère des prix du gaz butane domestique, des abonnements des chaînes payantes, du carburant et bien d'autres. Alors, cette hausse augure-t-elle l'avènement d'une deuxième dévaluation ? Cette question s'adresse aux économistes et à tous ceux qui sont proches des questions financières.

Or, une monnaie subit une dévaluation, disent les économistes, quand les autorités monétaires décident d'abaisser son taux de change par rapport à une référence. Et l'augmentation des prix n'annonce pas les prémices d'une dévaluation. Ces personnes profitent de la situation socio-économique du pays pour donner de fausses informations en créant du trouble dans la conscience collective.

Cependant, les économistes et les autorités chargées des questions financières devraient prendre la parole pour dissiper des inquiétudes de nombreux Congolais qui sont déjà plongés dans la psychose. Car la dévaluation du franc CFA en 1994 a dérangé le quotidien de bon nombre d'entre eux. D'où, lorsque les ménages entendent parler d'une deuxième dévaluation du franc CFA, ils ont l'idée des conséquences qu'avait entraînées la première. « Ah non ! Ne parle pas encore de la dévaluation du franc CFA. C'est un moment difficile du fait que les prix galopent », a dit une enseignante à son collègue dans un bus.

Ainsi, économistes et autorités nationales, agissez vite afin de clouer le bec des agitateurs qui causent déjà de la psychose dans des ménages à revenu dérisoire. Et s'il y aura dévaluation, trouvez des termes qu'il faut pour atténuer la peur qui hante déjà certains compatriotes.

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