Cote d'Ivoire: Affrontements de Béoumi/ Sidi Touré aux populations - « Il faut que la justice fasse son travail »

« Nous n'allons pas transiger sur cette question de justice. Il faut qu'on sache qui sont ceux qui ont commandité, tué ou blessé. C'est un impératif ».

A l'initiative de Sidi Tiémoko Touré, ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, par ailleurs député de Béoumi, Kondrobo et Ando-Kékrénou, les cadres de Béoumi se sont retrouvés, samedi dernier, à la résidence du préfet de ce département, avec les communautés baoulé et malinké, pour se parler, afin que les cœurs s'apaisent, le calme revienne et que la paix soit définitive pour le bonheur d'une localité qui a du mal à décoller sur le plan du développement. Et comme l'ont dit en chœur les cadres du département : « Plus jamais ça à Béoumi ».

Sidi Touré, dans un langage franc, a dit qu'il fait partie de cette génération qui ne peut privilégier aucune des deux communautés. « Parce qu'en moi, j'ai du baoulé et du malinké. Je ne peux pas séparer les deux et je refuse de les séparer », a-t-il lancé.

C'est pourquoi, poursuivra-t-il, nous nous demandons comment cette confrontation sanglante entre deux communautés aussi « mélangée » par le sang a bien pu se produire. »

Mais pour le ministre de la Communication et des Médias, après ces évènements douloureux, il faut passer à autre chose, c'est-à-dire à l'étape de la construction de l'avenir. "C'est ce qui doit nous guider aujourd'hui », a-t-il fait savoir.

« Mais comment se reconstruire si nous ne savons pas ce qui a été à base de cette destruction ?" Aussi a-t-il souligné que la justice fera son travail.

"Il faut que la justice fasse son travail. Nous n'allons pas transiger sur cette question de justice. Il faut qu'on sache qui sont ceux qui ont commandité, tué ou blessé. C'est un impératif", a-t-indiqué.

Il a saisi cette occasion pour remercier le Président de la République et le Premier ministre qui ont été informés de ce qui se passait dans la capitale Gôdê et qui n'ont pas hésité à prendre les premières mesures sanitaires et sécuritaires.

Il a annoncé l'arrivée prochaine, à Béoumi, de sa collègue Mariatou Koné, ministre de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de la Lutte contre la pauvreté, pour apporter la compassion du gouvernement. Il n'a pas manqué de saluer les gestes de solidarité des cadres de la région et ceux venus d'ailleurs.

Pour sa part, Djedj Mel, préfet de Béoumi, a condamné ces tristes évènements. Pour lui, trop c'est trop. « J'ai été affecté à Béoumi il y a 9 mois.

Et en 9 mois, j'ai été confronté à trois crises. Soit une crise tous les trois mois », a-t-il déploré. Par conséquent, il a appelé tous les cadres et chefs de communauté à s'impliquer pour un retour définitif à la paix.

Jacques Mangoua, président du conseil régional de Gbêkê ; Jean Marc Kouassi, maire de Béoumi et les chefs des deux communautés se sont engagés à prendre leur bâton de pèlerin pour parcourir même les hameaux les plus reculés, en vue de parler aux uns et aux autres afin qu'ils désarment leur cœur.

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