Congo-Kinshasa: Les défis du Premier ministre vus par la FEC

A l'endroit du prochain gouvernement, son partenaire avec lequel ils auront certainement de nombreux échanges pour améliorer le climat des affaires, booster la relance de notre économie et développer le secteur agricole en RDC, lutter contre le chômage et la pauvreté, le président national de la Fédération des entreprises du Congo, Albert Yuma Mulimbi, a formulé le jeudi 23 mai 2019, une série de recommandations à l'endroit du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nommé lundi 20 mai 2019.

Après lui avoir présenté les félicitations de ses membres, Yuma Mulimbi a exprimé ses vœux de réussite à son gouvernement qui devra faire face à de nombreux défis. Parmi ces défis, il a évoqué en premier lieu, la relance de notre économie, condition primordiale pour améliorer le vécu quotidien de la population congolaise. Et pour attirer davantage des investisseurs en RDC, le président national de la FEC a insisté sur l'amélioration du climat des affaires. Pour lui, il ne s'agit pas seulement des investissements directs étrangers ou des investissements internationaux, mais ceux de dignes fils de ce pays qui sont capables d'apporter des capitaux frais pour le développement de la RDC.

Il a reconnu en outre qu'il faudrait réformer l'administration publique pour la rendre efficace et plus performante. Pour notre pays, il faut une administration moderne consciente de ses missions et de ses responsabilités, et non celle qui détourne les recettes publiques à son propre profit et est championne des tracasseries policières et administratives.

A ce sujet, Albert Yuma Mulimbi a rappelé les mesures que sa fédération avait proposées à l'endroit des gouvernements précédents pour assainir l'environnement des affaires et le rendre plus attractif. Nombre de ces mesures n'ont jamais connu un début d'application.

Les ministres, a-t-il fait remarquer, ne pourront pas se substituer à leurs administrations. D'où il est urgent de transformer l'administration pour qu'elle soit réellement au service de la population. L'Etat devra disposer des moyens conséquents pour remplir ses objectifs et satisfaire les attentes de ses agents. C'est de cette façon que l'autorité de l'Etat pourra être restaurée sur ses fonctionnaires.

Au chapitre de la multiplicité de taxes perçues par plusieurs administrations et services, le président national de la FEC a cité la Taxe de promotion de l'industrie sur les sociétés minières, parce que le Code minier est une loi spéciale qui déroge sur la loi particulière de 1989 mettant en place la TPI. Il y a aussi la Redevance logistique terrestre instaurée pour le renouvellement du matériel roulant pour une période de deux ans au Port de Matadi et qui a été élargie à presque tous les postes frontaliers, même là où il n'y a pas de voie ferrée. Et ce, en dépit de son caractère manifestement illégal.

Yuma Mulimbi s'est aussi insurgé contre les contrôles économiques illégaux et irréguliers, notamment ceux effectués par les services non habilités, comme l'Inspection générale des finances, la police, le parquet, l'ANR, motivés par la recherche des gains faciles du fait de la prime aux aviseurs.

Voilà pourquoi la FEC préconise l'adoption d'un document de politique et stratégies de réformes du climat des affaires, afin d'inscrire dans la durée les réformes et de coordonner les efforts.

Signalons que les travaux de l'assemblée générale ordinaire ont examiné le rapport d'exercice de 2018, dont la décharge a été accordée au rapport du commissaire aux comptes, la reconduction du cabinet Ernst and Young et l'approbation du rapport du conseil d'administration.J.R.T.

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