Sénégal: Ziguinchor - Forte mobilisation des femmes réclamant la criminalisation du viol et le retour de la peine de mort

Les associations féminines de Ziguinchor ont battu le rappel des troupes, avant-hier samedi, pour déverser leur colère dans la rue face à la recrudescence des viols et meurtres. Toutes de rouge vêtues, ces femmes fortement mobilisées ont battu le macadam pour décrier cette spirale de violences dans le pays.

«Non aux violences faites aux femmes aux enfants et aux hommes», c'est le principal slogan brandi par ces femmes qui ont démarré leur marche au marché Boucotte, pour rallier la Préfecture de Ziguinchor.

«Trop c'est trop !», ont scandé ces femmes tout au long de leur parcours. «Nous avons organisé cette marche pour montrer que nous aussi à Ziguinchor nous sommes scandalisées par ce fléau devenu insupportable... », a déclaré Fanta Sané, membre du groupe «Femmes chic», qui lance un cri de cœur: «il y a trop de viols au Sénégal et nous ne pouvons l'accepter», lâche-t-elle.

Avant de réclamer la criminalisation du viol: «en général, ce sont les femmes qui paient ce lourd tribut. Les filles sont l'avenir de demain, de futures femmes leaders, de futures mamans; nous exigeons qu'on criminalise le viol pour stopper ce fléau qui défigure la société».

Et comme si cela ne suffisait pas, ces femmes réclament aussi le retour de la peine de mort. «Nous voulons que le gouvernement du Sénégal prenne des mesures drastiques par rapport à des cas qui sont récurrents.

On ne comprend plus maintenant. Nul n'est à l'abri, on te trouve chez toi, pour te violer et te tuer. C'est vraiment grave; ce n'est pas normal, ce n'est pas normal. Il faut ramener la peine de mort au Sénégal», peste la dame qui, avec ses camarades, ont remis un mémorandum au préfet de Ziguinchor.

Une marche des femmes en droite ligne du cri de détresse de leurs sœurs du reste du Sénégal qui se disent abasourdies et dépassées par le meurtre de Binta Camara à Tambacounda.

A cela s'ajoute un cas de viol dans le département de Bignona où un jeune de 17 ans, un pécheur, a voulu abuser d'une dame, la quarantaine, avant de lacérer son visage.

La victime a été internée à l'hôpital. Une série de viols qui installe la psychose chez les populations et en particulier chez les femmes qui réclament plus de sanction contre les coupables et plus de protection.

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