Congo-Brazzaville: Protection des personnes vivant avec le VIH/SIDA - Fin des rencontres contre la stigmatisation et la discrimination

Une campagne de sensibilisation des parties prenantes aux dispositions légales de la Protection des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et une formation des acteurs de santé ainsi que des organisations de la société civile ont eu lieu, les 23 et 24 mai, à Pointe-Noire.

Les activités ont été organisées par le ministère de la Promotion de la femme et de l'intégration de la femme au développement, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), grâce à un financement de l'ONU/sida. C'était dans le cadre de la campagne de sensibilisation à la loi 30-2011 du 3 juin 2011, portant protection des personnes vivant avec le VIH contre toutes les formes de violence, entamée l'année dernière à Brazzaville.

Pendant deux jours, Arlette Bakou, directrice générale de l'Intégration de la femme au développement; Antoine Moubouha, médecin des Nations unies; Zouzi Makaya, membre de l'ONG Renapc intervenant dans l'accompagnement multiforme des femmes vivant avec le VIH; Victorine Diaboungana, de l'association Azur développement; David Abanzounou, Charles Roger Diankembo et Joseph Ikoubou ont édifié les ONG, associations, confessions religieuses et acteurs de la santé sur les droits des PVVIH et les moyens de lutte contre la stigmatisation et la discrimination, formes de violence les plus courantes au Congo à leur égard.

Les différentes communications ont porté sur le Plan d'action de l'amélioration et de la protection des droits des femmes vivant avec le VIH; la situation de l'épidémie du sida dans le monde et au Congo; la connaissance de base sur la stigmatisation et la discrimination à l'égard des femmes vivant avec le VIH (FVVIH) et son impact sur la réponse nationale face à l'épidémie du VIH/sida; les instruments juridiques nationaux et internationaux de protection et de répression des actes de discrimination et de stigmatisation à l'égard des PVVIH.

Les exposés ont aussi concerné les droits des FVVIH en matière médicale et de santé et les obligations des parties responsables (ministère de la Santé, médecins, agents de santé) conformément à la loi et l'éthique dans différents domaines; les mesures répressives prévues par la loi 30-2011 et les autres textes à l'encontre des violations des droits des PVVIH; l'action de la société civile an matière d'accompagnement des FVVIH. Les travaux ont été aussi axés sur l'action pour les structures sanitaires, les pouvoirs publics et la société civile.

Les femmes plus infectées dans le monde

Il ressort des communications que selon l'ONU/sida, le nombre de personnes infectées par le VIH est passé de un million cinq cent mille en 2000 à neuf cent quarante mille en 2017. Pour ce qui est de l'accès au traitement, il est passé de six cent onze mille en 2000 à vingt et un mille sept cents. Des résultats dus aux stratégies mises en œuvre dans le monde. Si au niveau mondial le nombre de personnes qui ont accès au traitement a augmenté, au Congo par contre, les choses tardent à s'améliorer. En effet, deux cent quatre-vingt-dix mille personnes seulement sur les quatre cent mille infectées ont encore accès à la trithérapie. L'ONU/sida a aussi révélé que plus de femmes sont infectées dans le monde.

Les participants ont aussi été édifiés sur les défis à relever au niveau mondial (collecter et analyser des données de bonne qualité, garantir la confidentialité concernant les PVVIH, mesurer l'ampleur de la stigmatisation et de la discrimination, impliquer effectivement la communauté et autres).

Il a aussi été noté que les FVVIH subissent la stigmatisation et la discrimination du fait qu'elles ignorent leurs droits. Ces deux maux sont constatés en milieu professionnel, familial et autres. La stigmatisation et la discrimination étant répressives par la loi, les PVVIH qui en sont victimes peuvent être assistées d'un avocat. Une bonne vulgarisation et une bonne connaissance de la loi 30-2011 et les autres textes à l'encontre des violations des droits des PVVIH sont donc nécessaires pour mieux lutter contre les actes de stigmatisation et de discrimination à leur égard. A cela s'ajoute, entre autres, la bonne connaissance des modes de transmission du VIH.

Les participants ont été invités à s'approprier les dispositions de la loi 30-2011 et à œuvrer ensemble pour la protection des FVVIH et favoriser les meilleurs résultats des réponses nationales en la matière. Notons que ces rencontres ont été ouvertes par Cornélie Gabrielle Adou-Ngapi, directrice de cabinet de la ministre de la Promotion de la femme et de l'intégration de la femme au développement, assistée de Joseph Ikoubou, représentant du Pnud.

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