Burkina Faso: Filière coton - Des cotonculteurs exigent le relèvement du prix du kilogramme à 500 FCFA

Pour les producteurs de coton, la politisation de la filière coton impacte la bonne marche du secteur en crise depuis plus de deux ans. A entendre le vice-président de l'ODJ, Mohamed Traoré, par ailleurs, cotonculteur dans la ville de Houndé, les paysans dans leur plateforme revendicative de 34 points réclament la dissolution des unions des producteurs de cotons.

« Aujourd'hui, vous pouvez aller dans les campagnes demander au niveau des unions départementales de productions de cotons, l'union provinciale des producteurs de coton jusqu'au niveau national, vous trouverez que les premiers représentants sont les membres du parti au pouvoir. Partout où nous avons des unions, les représentants ont été imposés par les sociétés cotonnières. L'initiative devrait venir des paysans et non du gouvernement. Nous n'avons pas de mains libres pour désigner les représentants » a expliqué M. Traoré.

Ils disent attendre du gouvernement la création d'une banque spéciale pour les producteurs de coton en dépit de la Banque agricole annoncée. L'amélioration de la qualité des intrants et le relèvement du prix d'achat du kilogramme du coton à 500F CFA sont aussi attendus. Une revendication légitime selon le président de l'ODJ, Gabin Korbéogo. « Le prix d'un kilogramme de coton sur le marché international coûte au moins 1000 F CFA. Même lorsqu'une baisse survient, c'est autour de 900 F CFA, donc toujours autour de 1000 FCFA. Donc, demander 500 FCFA, ce n'est pas la mer à boire. Le gouvernement ou la Sofitex ne perd pas à payer le kilogramme du coton à 500 FCFA››, précise M. Korbéogo. Notons que le prix du coton a été fixé à 265 FCFA/kg pour la campagne 2019/2020.

Selon les producteurs membres de l'ODJ, la production cotonnière pour cette campagne agricole risque d'être boycottée si le gouvernement ne donne pas une suite à leur plateforme. «Nous sommes capables à aller à zéro coton au Burkina cette année c'est-à-dire un boycott général. Mais, tout dépendra de la réaction de nos autorités » a conclu le président de l'ODJ.

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