29 Mai 2019

Madagascar: Véhicules électriques - Où en est Madagascar ?

Les véhicules électriques présentent de nombreux avantages par rapport à ceux fonctionnant à l'énergie fossile.

Nouveau pour certains, d'actualité pour d'autres, le concept de mobilité électrique se développe petit à petit à Madagascar. La ville de Toamasina en serait la pionnière.

La cause environnementale met en avant la nécessité de se convertir aux énergies renouvelables. Une cause louable dans la mesure où les effets des changements climatiques se font de plus en plus ressentir. Mais également en prenant en compte l'importance attribuée à la notion de durabilité, Madagascar n'échappant pas à cet engouement mondial, des investisseurs se sont lancés dans le pari «fou» de la mobilité électrique. Le cas de la ville de Toamasina qui compte environ une centaine de tricycles (tuk tuk) électriques desservant tous les quartiers en est une parfaite illustration. Une aventure qui a été initiée compte tenu des difficultés observées sur les véhicules fonctionnant avec l'essence ou le gasoil.

Mais également sans tenir compte des défis pouvant être rencontrés, la transversalité du concept se trouve en première place. De part sa nature, la mobilité électrique concerne le ministère de l'Energie, celui du Transport et enfin celui de l'Environnement. Viendrait ensuite, « l'inexistence de dispositifs devant permettre une vulgarisation mais également de sécuriser les investissements ». Sur le plan « énergie » par exemple, la Jirama est toujours en mode « délestage » presque dans toutes les villes du pays. Penser à la mobilité électrique dans un pays où la compagnie productrice d'électricité peine à satisfaire les besoins de base relèverait donc d'une chimère infantile. Commercialisation de l'énergie, adaptation des réseaux de sorte à répondre aux besoins... autant de défis qui font que le pays en est encore loin. Du côté des transports, c'est une toute autre affaire. Le pays est loin d'avoir le minimum nécessaire pour accueillir une telle initiative si l'on ne parle que de la mise en place de points de recharge publics.

Avantages. Les témoignages de ceux et celles qui se sont convertis à la mobilité électrique attestent tous la rentabilité de l'investissement. Le côté non pollueur est avancé en premier lieu. Ne fonctionnant pas à l'énergie fossile, les véhicules électriques n'émettent pas de gaz à effet de serre. Un avantage de taille dans un monde où la volonté de se défaire de l'utilisation d'énergie fossile gagne de plus en plus du terrain. D'autres avantages sont également soulevés. Comme l'a fait savoir Manuela Rakotovao, gérante de la société « SAS Electric Motor » « investir dans un véhicule électrique permet d'épargner beaucoup d'argent pour le ré-investir dans d'autres besoins de la famille.

Ne nécessitant presque pas d'entretien, ils épargnent leurs propriétaires des soucis aussi bien d'ordre financier que technique.« Les seules dépenses seraient celles liées à la facture de l'électricité. Manuela Rakotovao note « contrairement à ce que beaucoup le pensent, les véhicules électriques ne consomment pas autant en électricité. Prenons l'exemple des tricycles destinés au transport public. Un tuk tuk de cinq places consomme en moyenne environ 6,270 Kw en puissance. Avec un coût du Kilowattheure de 370 ar, la consommation journalière d'un tuk tuk électrique est de 2.500 ar maximum. Ce qui fait une dépense mensuelle de 74.592 ar par véhicule« . « Ladite dépense pouvant être l'équivalent de la consommation en carburant durant trois ou quatre jours de travail pour les véhicules roulant avec un moteur à essence ou diesel » a renchéri notre interlocutrice. Dans la conjoncture actuelle, investir massivement dans la vulgarisation de la mobilité électrique pourrait être bénéfique pour la Grande Île. Les réformes initiées ne pourraient avoir que des retombées positives. Et dans la foulée, la compagnie nationale d'eau et d'électricité n'en serait que la plus gagnante.

Madagascar

Nelson Mandela day - Les œuvres des détenus mises à l'honneur

Chaque année depuis le 10 novembre 2009, le 18 juillet est consacré à la journée de Nelson… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Midi Madagasikara

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.