31 Mai 2019

Afrique: Les chefs des Institutions des Nations Unies discutent de la nécessité d'une coordination et d'une exécution meilleures, dit Songwe

communiqué de presse

Addis-Abeba, Éthiopie, le 29 mai 2019 (CEA) - Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), a rencontré ce mercredi, les principaux responsables des Institutions des Nations Unies en Éthiopie afin de discuter des moyens à mettre en place pour que le système des Nations Unies en Afrique puisse mieux coordonner et unir leur action.

Les chefs des Nations Unies ont discuté des mesures à prendre pour mieux œuvrer ensemble dans le cadre des réformes en cours des Nations Unies alors qu’ils cherchent à soutenir pleinement la quête de l’Union africaine à trouver la paix et réaliser un développement durable sur le continent.

En particulier, la réunion a porté sur la mise en œuvre du  cadre conjoint ONU-UA pour un partenariat renforcé pour la paix et la sécurité  et du  cadre UA-ONU pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

M me  Songwe a insisté sur la nécessité pour la CEA et les Institutions des Nations Unies en Éthiopie de conjuguer leurs efforts, notamment en ce qui concerne une coopération et une collaboration étroites dans tous leurs travaux, et a souligné la nécessité de rendre compte de leurs travaux de manière collective, cohérente et alignée.

« Nous devons faire de notre mieux pour soutenir l’Union africaine, en particulier dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Agenda 2063 de l’UA », dit-elle.

M me  Songwe, qui a également informé ses collègues des réformes de la CEA, a également souligné l’importance de la coordination et de la coopération entre les Institutions et la CEA dans les domaines liés au changement climatique, à l’autonomisation des femmes, à l’éducation, à l’agriculture, à la technologie, au renforcement des capacités, au lien existant entre la paix, la sécurité et le développement, l’énergie et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), entre autres.

Les responsables des Institutions des Nations Unies présents ont convenu avec M me  Songwe sur la nécessité de renforcer la coordination et la collaboration entre la CEA et ses Institutions sœurs, en particulier en apportant son soutien à la Commission de l’Union africaine dans les domaines critiques signalés par celle-ci.

M me  Songwe, Directrice du Bureau de liaison de l’UNESCO, M me  Ana Elisa Santana Afonso, et ses collègues de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et de l’Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique de l’UNESCO, ont convenu sur les suivis qui sont nécessaires pour que la participation prenne de l’ampleur, en particulier pour qu’elle porte ses fruits au profit des citoyens du continent.

Les fonctionnaires de la CEA ont également présenté l’outil conjoint de suivi et de rapport de l’Agenda 2063 et de l’Agenda 2030 ; le cadre conjoint UA-ONU pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et de l’Agenda 2030 ; et les mécanismes de coordination régionale.

La réunion fait suite à la troisième conférence annuelle Union africaine-Nations Unies convoquée par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, du 6 mai 2019, au siège des Nations Unies à New York.

Le Secrétaire général et le Président se sont félicités de la coopération et de la collaboration étroites entre les deux organisations et se sont engagés à continuer d’approfondir le partenariat stratégique entre l’Union africaine et les Nations Unies afin de résoudre les problèmes de paix et de sécurité et de relever les défis du développement durable en Afrique à travers une approche intégrée.

Poursuivre la collaboration pour la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine et autres instruments connexes, y compris le Protocole sur la libre circulation et le marché unique du transport aérien africain, ont été discutés, notamment en raison de leur potentiel considérable de stimuler l’intégration régionale, renforcer la croissance économique inclusive, créer des emplois pour les jeunes africains, réduire la pauvreté et créer des sociétés plus stables et pacifiques.

La Conférence a appelé à davantage d’efforts pour exploiter le dividende des jeunes africains, notamment par des investissements dans la santé, l’éducation, les données, la science et la technologie.


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