Congo-Brazzaville: Sportissimo - Le karaté, un ART martial, une philosophie et une école de vie !

D'origine japonaise, le karaté moderne a été présenté pour la première fois par Me Funakoshi. Sport de combat relevant des arts martiaux, le karaté est socialisant, contrairement à certaines langues qui cherchent à le diaboliser au regard de certains comportements déviants des marginaux observés sous d'autres cieux dans l'espace du Bassin du Congo.

Il aide le pratiquant à contrôler son énergie, ce qui veut dire avoir le contrôle de soi pour vivre une agressivité diminuée au profit d'une combativité contrôlée, explique Me Valère Koubikana, l'unique médaillé de bronze aux cinquièmes Jeux africains de Caire, en 1991. Le karateka passé par le tamis d'un bon maître cultive d'abord le respect. Il doit être correct dans la société. Ayant appris à se connaître sur le plan intérieur, il transfère le respect, qui est capital parmi les vertus de cet art, dans la vie sociale.

Car le karaté est une école qui complète l'éducation comme les églises. Il permet la détente et la fortification du corps physique en lui donnant la souplesse, la vitesse, l'endurance et la résistance. Au karaté, le principe est de savoir se défendre d'abord au lieu de commencer par l'attaque. Le karaté qui est à la fois un art martial et une philosophie utilise à partir de sa technique de base ou les fondamentaux, le kata et le kumité. Le kata est le combat imaginaire, dans le vide avec les adversaires invisibles. Le kumité, c'est le combat au cours duquel il y a les assauts libres, les assauts réglés et les combats de compétition.

Au karaté, les pieds et les poings sont sollicités dans le combat à round unique de trois minutes, faisant appel aux projections, aux balayages et aux clés. Dans ce sport, il y a du self-défense, précise Me Valère Koubinaka. A l'instar de tous les autres sports, il est pratiqué par l'homme et la femme. Le kimono est la tenue recommandée pour la pratique de ce sport qui se joue en individuel comme en équipe. Les grades ou titres sont conférés par la passation de ceintures. Les ceintures de couleurs blanche, jaune, orange, verte, bleu et marron sont d'initiation.

La ceinture noire est attribuée au pratiquant en dan par niveau après évaluation. C'est un art martial à mains nues qui permet donc d'éduquer le corps et l'esprit pour une réponse qu'il faut à toute agression. Comme l'on a su le faire voir, le karaté utilise les armes naturelles du corps humain : pieds, poings, genoux ... Le kara signifie : vide, le té main et le do voie. Il va sans dire que le karaté do est la voie de la main vide. En tant que philosophie de vie, le respect, le contrôle de soi et l'application d'un code moral font partie de son école pour l'acquisition de l'unité du corps de l'esprit. Il se pratique au dojo (salle) sur le tatami de 10 m2 pour la recherche de l'équilibre, de la plénitude et de la maitrise de soi en vue de la confiance en soi.

Les premiers exploits des Diables rouges au karaté remontent en 1984 à Dakar (Sénégal) au championnat d'Afrique. Quatre diables rouges avaient ramené quatre médailles : Médard Niakissa (or), Simon Moungondo (bronze) Bernard Kouka « Bernaud » (argent) et feu Raphaël Ezambambou « Mavancé » (or). La délégation fut conduite par Jacques Koyo « Chairman » et la direction technique nationale assurée par feu Me Luc Nsongola. Depuis lors, le karaté congolais s'est crédité de la confiance des pouvoirs publics qui n'hésitent plus de prendre en compte la participation des Diables rouges à des compétitions internationales.

Pour la petite histoire, en République du Congo, le karaté est parti d'une association affiliée à la Fédération nationale congolaise de Judo et disciplines affinitaires. Me Galessamy Ibombot est le premier président de la Fédération congolaise de karaté. Jacques Koyo « Chairman », Mboni Atipo, Ludovic Atipo, Dieudonné Okombi (décédé) et Dominique Ondzé « Doukaye » se sont relayés à la présidente de la fédération pour une meilleure représentativité du Congo à l'extérieur.

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