Cote d'Ivoire: Abattoir de Port-Bouët / Nicolas Baba Coulibaly (Directeur de la communication du district autonome d'Abidjan) - : "Il n'y a jamais eu d'augmentation sur les frais liés à l'abattage"

interview

Face à la crise née de la volonté de moderniser l'abattoir de Port-Bouët, le directeur de la Communication du District autonome d'Abidjan, Nicolas Baba Coulibaly, a tenu à faire des clarifications.

Qu'est ce qui se passe à l'abattoir de PortBouët ?

Il se passe que des gens tentent de s'opposer au processus de modernisation que le District a lancé depuis 2011 au sein de l'abattoir de Port Bouët pour rendre cet espace conforme aux normes et standards internationaux. D'importants travaux chiffrés à 18,5 milliards qui donnent aujourd'hui une fière allure à l'abattoir. Ces personnes veulent nous maintenir dans l'état rudimentaire, insalubre dans lequel était l'abattoir. Au moment où nous achevons tous ces travaux lancés, ils ont décidé de boycotter et de saboter les actions pour le simple fait qu'ils ne pensent qu'à leurs intérêts. Ils désinforment les populations, leur faisant croire que les taxes sont passées de 3000 à 22.000 francs. Ce que nous trouvons absurde de leur part. Comment le District peut-il augmenter jusqu'à 700% des frais au moment où le Gouvernement a décidé de mettre en place un programme social ? Comprenez juste que c'est de la manipulation et de l'intoxication.

Y a-t-il oui ou non eu augmentation sur les frais de l'abattage ?

Il n'y a jamais eu d'augmentation sur les frais liés à l'abattage. Comprenez que par le passé, lorsque vous abattez une bête, vous payez entre 20.750 et 30.000. Le District perçoit 3.000 et le reste est reparti entre les acteurs privés. Il est important de signaler que ces tâches étaient faites dans des conditions légères de salubrité. Aujourd'hui, nous avons acquis une chaine complète d'abattage hyper moderne qui fera tout le processus d'abattage dans des conditions hygiéniques. Au lieu donc de payer entre 20.750 et 30.000, et tenant compte du programme social du gouvernement, les frais sont fixés à 22.000 dans lesquels le District perçoit toujours ses 3.000 francs et les 19000 francs à l'entreprise en charge de la modernisation de l'abattoir. On ne peut pas parlé d'augmentation de frais ? Bien au contraire, le District a réduit les coûts.

Expliquez-nous où le bât blesse alors ?

Il faut juste signaler que dans le système ancien, les acteurs privés empochaient directement les ressources pour les tâches qu'ils exécutaient. Il s'agit des tâches liées au pré-dépouillage, à l'arrache cuir, à la fente de sternum, à la récupération des têtes, pattes, queue, peaux, à l'éviscération d'abats rouges et blancs, à la vidange et au lavage des tripes, à la récupération des poumons, foies, rognons... Maintenant, ces ressources iront à la machine puisque c'est cette usine qui fera désormais ces tâches. LP : La viande se fait de plus en plus rare sur les marchés, conséquence les prix flambent quelque peu. NBC : Nous avons lu dans la presse et sur les réseaux sociaux cette information. C'est vrai qu'avec la grève des chevillards, le circuit de distribution peut avoir connu quelques dérèglements. Mais le District est à la tâche pour normaliser progressivement la situation. Il est toutefois important de noter que la viande est disponible à l'abattoir pour 1.900 francs le kilo. Notre chambre froide qui nous sert à stocker les carcasses est bien fournie. Nous invitons les ménages à se rendre à l'abattoir pour se ravitailler. Nous voudrons profiter de votre microphone pour présenter nos excuses aux Abidjanais pour ces désagréments que nous sommes en train de corriger.

Pourriez-vous revenir sur la nature des travaux réalisés?

Les travaux lancés concernent huit axes : la rénovation du parc à bétail, la construction d'un parc de stabulation, la construction d'un marché de gros, la construction d'un espace boucherie, la construction d'un espace gastronomique, la construction d'une chambre froide, la construction d'une salle moderne d'abattage, la réhabilitation des voies d'accès et des réseaux d'assainissement. A ce jour, ces travaux sont achevés. Reste la voie principale qui est en ce moment même en train d'être bitumée. Toutes ces informations sont vérifiables sur le terrain. La réalisation de ces travaux a été attribuée à une entreprise dans le cadre d'un partenariat public-privé. 18,5 milliards ont été investis par cette entreprise pour donner fière allure à l'abattoir.

En termes d'emploi, qu'est-ce qu'on retient ?

Au total le nouveau complexe va générer 280 emplois directs et 2450 emplois indirects. Bon nombre des anciens qui opéraient sur place ont été reversés dans le nouveau système managérial, vu qu'ils avaient déjà une longue expérience dans le métier de la viande. Ils ont bien évidemment été formés par nos soins. Progressivement, d'autres seront intégrés au fur et à mesure que la chaine d'abattage va atteindre sa vitesse de croisière. Parce que l'une des missions du District autonome d'Abidjan est aussi d'offrir des emplois à la jeunesse.

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