Congo-Brazzaville: Gestion de l'eau - Les experts africains planchent sur les systèmes d'adduction au pays

Le ministre de l'Energie et de l'hydraulique, Serge Blaise Zoniaba, a ouvert, le 4 juin à Brazzaville, un atelier sous-régional sur les modes de gestion des systèmes d'adduction d'eau potable applicables dans le pays.

Du 4 au 6 juin, les experts en charge de la gestion de l'eau des pays africains vont échanger leurs expériences pour définir les actions prioritaires à mettre en œuvre et les modes de gestion des infrastructures d'eau applicables en milieu urbain, semi-urbain et rural, en s'inspirant des meilleures pratiques en vigueur.

L'Etat congolais a effectué de lourds investissements pour améliorer le système d'approvisionnement de la population en eau potable. En revanche, les indicateurs d'exploitation des systèmes d'alimentation en eau potable ne sont pas bons à cause de la mauvaise qualité du service. Le taux élevé de pannes dans les circuits d'approvisionnement découle également de la carence dans l'exploitation et dans la maintenance des ouvrages.

Ainsi donc, les experts en charge de la gestion de l'eau des pays africains identifieront aussi les modes de gestion du service public d'eau dans chaque type de périmètre, notamment en matière de régulation du service public de l'eau, de recouvrement des coûts d'exploitation, de tarification et de péréquation, d'accès équitable au service, de partage des compétences ainsi que d'articulation entre les acteurs publics et privés.

« Pour le gouvernement, c'est une réforme pensée en 2003, lorsque la loi portant code de l'eau fut votée. Au regard de la dégradation prononcée des indicateurs du secteur et du ressenti défavorable de la population, il devient impératif de donner une forte impulsion à celle-ci », a indiqué le ministre Serge Blaise Zoniaba.

Face à cette prise de conscience collective, les experts préciseront également les rôles et responsabilités des différents acteurs en charge de la planification, de la gestion des ouvrages, de la maintenance, du suivi-évaluation et du renforcement des capacités.

« Nous devons apporter en abondance et de manière continue à tous les consommateurs de l'eau potable : inodore, incolore et sans saveur. Nous devons aller vers une plus grande décentralisation dans notre pays, la recherche de nouveaux modes de gestion doit s'appuyer sur la pleine exploitation des possibilités qu'offre la loi de 2003 », a ajouté le ministre de l'Energie et de l'hydraulique.

Afin de mettre en lumière et d'en identifier les fondements liés à la gestion des systèmes d'adduction d'eau potable applicables au Congo, les experts arrêteront des axes stratégiques en cohérence avec les principes comme l'accès pour tous à l'eau, à l'équité, à la continuité du service, à la décentralisation, à la subsidiarité et au préleveur-payeur.

En raison de son caractère vital, l'eau potable doit être disponible et continue. Et, l'exploitation de son cadre légal et règlementaire doit concilier les logiques sociales et financières. « Un prix juste permet de rationaliser l'utilisation d'une denrée peu abondante et c'est par le prix que les consommateurs assument le coût d'entretien du système d'adduction d'eau potable dont le recouvrement doit se faire au niveau local », a précisé le ministre Serge Blaise Zoniaba.

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