Comores: CAN Egypte 2019 - La Fédération comorienne déboutée par le tribunal arbitral du sport

La décision rendue le 4 juin par l'organe chargé de régler les litiges sportifs a donné feu vert aux Lions indomptables du Cameroun, champions d'Afrique, de poursuivre leur préparation en toute sérénité afin de défendre leur titre, du 21 juin au 19 juillet, au pays des pharaons.

La Fédération de football des Comores (FFC) sort le plus grand perdant du litige qui l'opposait à la Confédération africaine de football (CAF), sur la participation du Cameroun à la phase finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) Egypte 2019.

Les Comoriens avaient saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour mettre la pression sur la CAF qui devrait, selon eux, appliquer son règlement qui disqualifierait le Cameroun pour n'avoir pas pu organiser la compétition qui a été confiée à l'Égypte. Par le passé, la CAF avait déjà appliqué cette mesure. L'on se souviendra qu'en 2015, par peur de la maladie à virus d'Ebola qui sévissait dans certains pays, le Maroc avait refusé d'organiser la CAN qui avait été finalement confiée à la Guinée équatoriale. Le pays avait été alors privé de deux phases finales de la CAN (2017 et 2019) avant que le TAS ne le rétablisse dans ses droits.

Mais pour le cas du Cameroun, c'est la CAF elle-même qui lui avait retiré l'organisation de l'édition 2019 pour lui confier celle de 2021 afin de lui permettre de mieux s'organiser. La FFC, mécontente de la démarche de la CAF, avait fait le premier appel auprès du TAS, le 28 janvier dernier, se fondant sur un défaut de décision constituant un déni de justice. Elle avait déposé un autre le 11 février, contestant la décision de la CAF du 30 janvier de ne pas suspendre le Cameroun pour la CAN et lui attribuant même l'organisation de la CAN 2021.

Les deux parties ont été entendues le 29 mai au siège du TAS à Lausanne, en Suisse. Et la décision est tombée la 4 juin. L'organe chargé de régler les litiges sportifs a jugé les deux appels déposés par la FFC irrecevables.

« Sur la base des preuves et des arguments présentés par les parties, la formation arbitrale du TAS a conclu l'irrecevabilité des appels. La formation arbitrale s'est référée à la jurisprudence constante du TAS selon laquelle toute demande en justice doit être fondée sur un intérêt digne de protection », a décidé le TAS.

Le classement issu des éliminatoires ne plaidait pourtant pas en faveur des Comores. Cette sélection a été la dernière de son groupe, à égalité des points (cinq) avec le Malawi qui l'a devancée à la différence des buts (-3 pour le Malawi contre -5 pour les Comores). Le Maroc et le Cameroun ont terminé en tête de ce groupe B avec onze points chacun. « Dans ce cas d'espèce, d'une part la formation arbitrale conclut que la FCF ne dispose d'aucun intérêt sportif digne de protection. En effet, d'après la règlementation de la CAF, la formation considère que, même en cas de disqualification de l'équipe nationale du Cameroun, une telle disqualification n'aurait aucune incidence sur le classement de la FFC dans son groupe de qualification pour la CAN 2019 et qu'il lui était mathématiquement impossible de se qualifier pour cette compétition », a expliqué le TAS.

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