Cote d'Ivoire: Pollution de l'air en RCI - Des personnes ressources proposent des solutions pour le dépolluer

Le 5 juin de chaque année, est célébrée la journée mondiale de l'environnement. En Côte d'Ivoire, outre le message du Pr Joseph Séka Séka, ministre de l'Environnement et du Développement durable le mercredi 5 juin, l'Institut Eco projet, cabinet d'études et d'expertises environnementales, a organisé un panel autour d'un dîner à Cocody-Angré.

C'est autour du thème « Problématique de la pollution de l'air en Côte d'Ivoire » que Gomé Gnohité Hilaire, directeur général de l'Institut Eco projet, initiateur du panel et ses invités ont échangé sur la question de la pollution de l'air.

Prenant la parole, le directeur général de l'Institut Eco projet a situé le cadre du dîner avant de présenter les effets de cette pollution. « L'on peut choisir son repas, son eau à boire, mais pas les 16.000 litres d'air que nous respirons quotidiennement », a-t-il fait savoir. Et de relever qu'un véhicule qui parcourt 5000 km produit 100 fois plus de gaz. D'où la nécessité d'agir, selon lui, pour améliorer la qualité de l'air en Côte d'Ivoire.

« Le transport, l'industrie sont les principales sources de déchets qui impactent l'environnement atmosphérique. 600.000 véhicules qui roulent à Abidjan produisent du gaz qui impacte l'air. 3000 industries dont la moitié à Abidjan polluent l'air », a pour sa part mentionné, Dr Ettien N'Da, inspecteur technique de développement.

Poursuivant, il a indiqué qu'en Côte d'Ivoire, le gasoil utilisé contient 1700 ppm (partie par million. Une unité de mesure). « Il faut réduire le soufre dans le gasoil, faire en sorte que le gasoil ivoirien contienne 50 ppm d'ici 2025 (la norme).»

Pour lui, dans la Constitution ivoirienne, seulement 2 articles sont consacrés à la pollution de l'air. « Cela démontre que cette question n'est pas une priorité », a-t-il déploré. Et de suggérer la mise en place d'acteurs pour qualifier la qualité d'air.

Danho Paulin, ministre des Sports, invité spécial, a, quant à lui, choisi la voie de la réinvention de la manière de vivre des citoyens. « Au niveau de la gestion de l'État, nous devons revoir notre façon de faire les choses. Surtout le choix des priorités au niveau de l'État », a suggéré le ministre.

Pour Dr Aboua Gustave, représentant le ministre de l'Environnement et du Développement durable, la situation de la pollution de l'air en Côte d'Ivoire interpelle plus d'un. « L'environnement est pollué, il est mal géré. Beaucoup d'enfants souffrent de maladies dues à la pollution de l'environnement. La protection de notre environnement est l'affaire de tous », a conseillé Dr Aboua.

Les représentants du Ciapol, de la Sicta et les sénatrices, Émilienne Anikpo et Dao Gabala ont enrichi le débat par leurs interventions.

A noter que la journée mondiale de l'environnement a été initiée par l'Organisation des nations unies en 1972, à l'occasion de l'ouverture de la Conférence des Nations unies sur l'environnement de Stockholm.

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