Madagascar: Exécution sommaire à Ampitatafika - Pas d'impunité pour les militaires responsables selon le SEG Richard Ravalomanana

Le Gal Richard Ravalomanana disposé à faire respecter l'Etat de droit

Face à l'exaction commise par des militaires qui s'est soldée par la mort de trois individus dont les cadavres ont été découverts dans la rivière Onive de la commune d'Ampitatafika, district d'Antanifotsy le 31 mai 2019, le Secrétaire d'Etat chargé de la Gendarmerie (SEG), Général Richard Ravalomanana est sorti de son silence, hier en marge du lancement officiel de la célébration de la fête de l'Indépendance 2019 chez la Gendarmerie, tenu au Toby Ratsimandrava. En dénonçant ce fait, il affirme que les militaires qui ont commis cet acte vont à l'encontre de l'objectif du gouvernement ainsi que le ministère des Forces armées qui consiste à faire participer l'Armée Malagasy à la restauration de la paix à travers le pays. « La mission des forces de l'ordre est de protéger le peuple mais non pas de l'opprimer », Précise-t-il. Les forces de l'ordre ont été instituées pour respecter la loi pour instaurer l'Etat de droit. En effet, il a annoncé que des mesures seront prises et l'enquête est en cours. Sur cette dernière, il affirme que désormais, les détails de cette affaire sont déjà connus. Ce qui signifie que le SEG suit de près ce dossier et les fautifs devront être punis pour servir de leçon à tous ceux qui espèrent encore passer outre de leurs engagements.

Concernant ces engagements, le Ministre de la Défense Nationale et le Chef de l'État-Major Général de l'Armée Malagasy tiennent à rappeler que, les éléments de l'Armée qui participent aux opérations de restauration de la paix en cours à l'heure actuelle suivent rigoureusement les règles d'engagement prescrites dans le Droit International Humanitaire, d'une part, et des règles de comportement leur sont ordonnées en sus des consignes particulières correspondantes aux missions qui leur sont assignées. Chaque élément doit signer une lettre d'engagement dont le contenu se résume comme suit.

Concernant les règles d'engagement, les militaires ne peuvent agir que dans le cadre des missions qui leurs sont attribuées, et les usages des armes ne seront permis qu'en cas de légitime défense. Ils proscrivent les services d'un particulier à caractère non public et se gardent de prêter assistance à un individu dans l'application abusive de Dina. Pour éviter les dommages collatéraux, aucune action de feu ne sera engagée en cas d'imbrication avec la population. À propos des règles de comportement, les militaires doivent suivre à la lettre les consignes. Ils doivent faire preuve de détermination vis-à-vis des comportements agressifs de la partie adverse. Ils s'abstiennent de commettre des tracasseries, brimades et tortures. Ils observent strictement les règles et dispositions diverses des conventions internationales de droit de l'homme (DIH) excepté le cas de légitime défense.

Pour ce faire, des consignes particulières leur sont établies. Ainsi, ils adoptent une attitude générale de coopération avec les forces de l'ordre locales lorsqu'elles concourent à la sécurité de la population locale, avec la presse, en n'agissant uniquement que dans le cadre de la mission, avec les autorités locales, en se constituant comme un secours et non une charge au dos de la population. Par ailleurs, ils doivent proscrire toute forme de corruption et d'extorsion. Sur terrain, les militaires adoptent un comportement discret tout en s'identifiant comme force de l'ordre (port de l'uniforme réglementaire durant toute la mission).

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