Congo-Brazzaville: Musique - Lélo prépare son deuxième album

Domicilié à Tunis, en Tunisie, depuis quelques temps, l'artiste musicien congolais séjourne à Pointe-Noire où il est venu promouvoir ses singles "Frapper malembé", "Po na yo" et "Serious" qui sortiront à la fin de ce mois. Les échanges avec les artistes locaux pour d'éventuelles collaborations figurent aussi dans son agenda.

Les trois singles de Lélo préparent la sortie imminente de son deuxième album, neuf ans après le premier enregistré au Ghana. L'univers de l'artiste représente une Afrique moderne, mais teintée de motifs traditionnels et de couleurs du continent où il a vécu.

La musique de Lélo se situe dans le labyrinthe de l'afropop. Des mélodies à la guitare acoustique et des percussions qui en font une musique instrumentale, à la rythmique centrale se modifiant selon les morceaux. Des « build up et drop » empreintés à l'électro pop/techno pour y apporter une couleur originale et contemporaine, mais aussi pour se différencier de l'afropop nigérian qu'il adore pourtant. Ses textes variés, assez complexes et multilingues, traitent d'amour, de jalousie, de positivité.

Lélo est né à Pointe-Noire. Très jeune, il a été bercé par le chant des vagues de l'océan Atlantique, la rumba congolaise et le soukouss. Dans sa jeunesse passée à Abidjan, en Côte d'Ivoire, il chantera comme ténor dans une église et découvrira les pas de danse endiablés du coupé-décalé.

À la mort de son père, en 2008, chanteur principal à la marine nationale, Lélo, alors basé au Ghana, décide de faire de la musique une carrière. Il apparaît donc dans des boites de nuit branchées et donnera des concerts dans le milieu diplomatique. Il joue la première partie de Kodjo Antwi au théâtre national. Régulièrement invité à l'Alliance française, il partage la scène avec Lexxus Legal en 2011, et avec Sèssimè, la Béninoise en 2014. Auparavant, en 2012, il joue au festival Africa fête au stade de Cotonou, au Bénin.

Adepte du Rnb, du soukouss et du reggae, Lélo fait un parfait dosage de sa musique du genre techno assaisonné de la guitare congolaise. Un mélange voulu à dessein qui se retrouve aussi dans le choix de ses musiciens mais aussi dans la langue d'expression où le français, l'anglais, le lingala et le kikongo prédominent.

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