Sénégal: Un acteur vante les mérites d'une bonne gouvernance des pêches

Dakar — Le secrétaire exécutif de l'Association ouest-africaine pour le développement de la pêche (ADEPA), Moussa Mbengue, a insisté samedi à Dakar, sur l'importance d'améliorer la transparence dans la gouvernance du secteur afin d'assurer une durabilité des ressources.

"L'amélioration de la transparence constitue une condition préalable à une bonne gouvernance du secteur des pêches. Elle constitue une exigence démocratique liée aux droits humains", a-t-il notamment souligné.

Intervenant à l'ouverture d'une conférence de plaidoyer pour la transparence dans la gestion des petits pélagiques, Moussa Mbengue a fait savoir que la "transparence était importante pour la durabilité des ressources marines".

"La transparence est une exigence démocratique liée aux droits humains. Elle contribue à la durabilité des ressources marines et côtières, à la stabilité sociale tout en répondant à une obligation de rendre compte", a-t-il ainsi fait valoir.

Le secrétaire exécutif de l'ADEPA a fait remarquer que la problématique de la gestion des petits pélagiques était "porteuse de défis et d'enjeux environnementaux et socioéconomiques au Sénégal où le secteur de la pèche est stratégique".

Les petits pélagiques représentent plus de 70 % des débarquements toutes espèces confondues. Les deux espèces de sardinelles (rond et plate) à elles seules constituent environ 83 % des principaux petits pélagiques capturés en 2016, a-t-il rappelé en ajoutant que les petits pélagiques jouent encore un rôle vital dans la chaine trophique de l'écosystème marin et côtière (maillon essentiel de la chaine alimentaire).

"Ces espèces constituent une ressource importante pour la nourriture et l'équilibre nutritionnel des populations notamment de l'intérieur du pays où l'accès aux poissons est très difficile", a fait observer le responsable de l'ADEPA.

Selon lui, cette pêcherie est créatrice de nombreux emplois tout au long de la chaine de valeur en occupant pleinement les pécheurs artisans, les mareyeurs et les femmes transformatrices de produits halieutiques.

"Elle est, sous ce rapport, productrice de richesses importantes pour les communautés et pour l'Etat", a expliqué Moussa Mbengue qui, dans le même temps, a pointé du doigt les risques liés à une "pleine exploitation" voire une "surexploitation" des petits pélagiques.

Cette situation est consécutive à une "surcapacité de pèche, à des pratiques de pêche irresponsables, la pèche INN (illicite et non déclarée) ainsi qu'à d'autres menaces aggravées par un déficit de transparence dans la gestion de ces espèces et la gouvernance des pêches en terme de cogestion en général", a laissé entendre Mbengue.

"Même si des efforts sont constatés dans la gouvernance des pêches, il est important de reconnaitre des insuffisances, et des situations qui limitent la transparence dans la gouvernance des pêches en général et de la gestion des petits pélagiques et particulier", a-t-il insisté.

Mbengue a ainsi estimé que cette situation compromet l'accès des acteurs du secteur de la pèche et même du grand public à une information utile, disponible, accessible, compréhensible et crédible.

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