Burkina Faso: Christophe Dabire aux cadres du MPP

Les maires du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ont tenu une rencontre avec la direction de leur parti. Il s'est agi, au cours de cette rencontre, d'échanger sur un certain nombre de points concernant la situation nationale au Burkina et des difficultés que rencontrent les collectivités territoriales.

Ladite rencontre a vu la participation de hauts cadres du parti, notamment son président par intérim, Simon Compaoré, ainsi que des membres du gouvernement dont le Premier ministre, chef du gouvernement, Christophe Marie Dabiré. C'était le 8 juin 2019 à Ouagadougou.

Insécurité, cohésion sociale, transfert de compétences, gouvernance, etc., c'est, entre autres, les points qui ont été au menu des échanges entre les différents maires MPP et les hauts cadres du parti ainsi que des membres du gouvernement. Ils étaient environ 300 maires du parti, venus des quatre coins du Burkina, à prendre part à cette rencontre dite « du donner et du recevoir ». A en croire le président des collectivités municipales du Burkina, Armand Roland Pierre Béouindé, maire de la commune de Ouagadougou, cette opportunité d'échanges avec les cadres de leur parti est un moyen de faire le bilan des actions déjà menées par les collectivités et dans le même temps, pouvoir recueillir, au niveau du parti, des recommandations et orientations pour le bien des populations et pour les échéances à venir, ainsi que pour une meilleure gestion. Selon le maire de Ouagadougou, les collectivités territoriales sont confrontées à divers problèmes qui empêchent souvent le bon déroulement de leurs activités.

« Les collectivités territoriales doivent leur existence au transfert de compétences et aux moyens que l'Etat leur donne, mais nous constatons que ce transfert de compétences se fait avec beaucoup de difficultés qui sont liées au fait qu'au niveau de l'Etat, ils n'ont pas tous les moyens pour les transférer et qu'au niveau des collectivités, il n'y a pas toutes les ressources disponibles. Donc, il s'est agi de réfléchir sur la question de comment trouver l'équilibre pour que les moyens et les compétences puissent être entre les mains des collectivités territoriales qui doivent porter les projets de développement au niveau local », a-t-il fait savoir. Une autre difficulté à laquelle sont confrontées les collectivités, c'est la question de l'insécurité grandissante.

Le chef du gouvernement, Christophe Marie Dabiré, a, quant à lui, salué la tenue de cette rencontre. « Cette rencontre est la bienvenue d'autant plus que notre pays est entré dans une zone de turbulences à cause des élections qui s'annoncent très bientôt », a-t-il laissé entendre. Pour lui, il est important que les différents maires MPP mettent en ordre de bataille, l'ensemble des forces dont ils disposent pour assurer la réélection du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à la magistrature suprême du pays. Il a assuré que c'est dans cette orientation que le gouvernement travaille pour atteindre cet objectif. « Pour ce faire, il faut que nous ayons un bilan à l'issue du premier mandat de notre président.

Cela veut dire que des choix qui ont été opérés, les populations doivent avoir des résultats concrets sur le terrain pour leur permettre de refaire confiance au parti », a-t-il dit. En ce qui concerne les difficultés que traverse le gouvernement, le Premier ministre a pointé du doigt l'insécurité. « Au lendemain des élections, plusieurs attentats terroristes sont survenus et aujourd'hui, nous avons le sentiment que l'effort national, c'est la lutte contre le terrorisme », a-t-il confié aux chefs des collectivités locales. Il a précisé que les attaques terroristes ne concernent pas que le Burkina, car l'ensemble de la sous-région est confronté au même problème. Il a réitéré l'engagement du gouvernement et des Forces de défense et de sécurité à lutter contre le phénomène. « Il faut que vous fassiez des travaux de sensibilisation en faveur des citoyens dont vous avez la responsabilité, pour que la cohésion sociale puisse revenir sur l'ensemble de notre territoire », a-t-il confié.

« Le chef de l'Etat reçoit régulièrement un petit comité chargé de réfléchir sur les questions sociales et les réponses à apporter aux différentes revendications des travailleurs, pour que nous puissions retrouver cette sérénité et avancer. Je voudrais vous demander de garder la sérénité. Il faut éviter la panique entre nous car si nous instaurons la panique, nous ne savons pas ce que nous voulons et je pense que c'est ceux-là qui ne nous veulent pas de nôtre bien, qui vont bénéficier de cette panique », a-t-il conclu.

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