11 Juin 2019

Burkina Faso: Préalables de l'opposition sur la tenue du dialogue politique - « Nous ne sommes pas à l'heure des conférences nationales souveraines », selon Simon Compaoré

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a convié les femmes et hommes de médias à un déjeuner de presse, le 10 juin 2019 à Ouagadougou. Animé par le président par intérim du parti, Simon Compaoré, les échanges ont tourné autour du front social, de la situation sécuritaire et du dialogue politique initié par le président du Faso.

Le front social, la situation sécuritaire et le dialogue politique initié par le président du Faso, Roch Marc Chritistian Kaboré, étaient au menu des échanges entre les premiers responsables du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), et les journalistes, le 10 juin dernier. En ce qui concerne le dialogue politique initié par le président du Faso, le président par intérim du MPP, Simon Compaoré, dit l'avoir accueilli positivement.

D'ailleurs, a-t-il relevé, le président du Faso a déjà rencontré tour à tour l'Opposition et la Majorité, en vue de trouver un consensus autour de l'organisation de cette rencontre d'importance nationale. Ce qui a permis, selon l'ancien ministre en charge de la sécurité, de mettre en place un groupe de 4 personnes (2 de l'Opposition et 2 de la l'APMP) sous l'égide du ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale, Siméon Sawadogo, pour proposer un contenu qui permettra au président de convoquer le dialogue politique.

Mais le hic, a déploré Simon Compaoré, c'est que l'Opposition pose des conditions difficiles à respecter. « Dans ce dialogue politique, il y a plusieurs aspects. Il y en a qui, au début, ont estimé que ce dialogue politique devrait embrasser beaucoup de questions. Cela nous a fait froid dans le dos parce que nous pensons que pour de tels regroupements, il faut faire attention pour ne pas tomber dans des erreurs. Nous ne sommes pas à l'heure des conférences nationales souveraines. Notre pays, en dépit des difficultés qu'il connaît aujourd'hui en matière sécuritaire et économique, a des institutions qui fonctionnent.

L'Assemblée nationale se réunit régulièrement, selon son timing. Elle vote les lois, consent l'impôt, contrôle l'action gouvernementale. Le gouvernement se réunit tous les mercredis et délibère régulièrement et nous avons les comptes rendus des conseils de ministres. Les ministères fonctionnent, même si nous avons souvent des difficultés.

La Justice fonctionne. On ne voit pas ce qui peut nous amener à nous mettre dans une situation de conférence nationale souveraine. Nous estimons que dans ce dialogue politique, on doit s'en tenir aux aspects purement politiques, qui concernent uniquement et principalement les partis politiques parce qu'au niveau des élections, dans 90% des cas, ce sont les partis politiques qui sont intéressés par la question, même si on a admis les candidatures indépendantes », a expliqué Simon Compaoré.

« Si j'étais responsable de sécurité, j'allais faire interpeller cet agent »

Invité à donner son avis sur les propos du secrétaire adjoint de l'Alliance police nationale (APN) lors de la conférence de presse dudit syndicat, le premier responsable du parti du Soleil levant les a qualifiés de maladroits. Pour lui, il est inconcevable qu'au moment où les Burkinabè doivent être unis contre la menace terroriste, des agents qui sont chargés de participer à l'effort collectif des Forces de défense et de sécurité, puissent dire publiquement ce qui ne devrait pas l'être, puisse qu'ils doivent observer le devoir de réserve comme le veut leur métier. « D'abord, je désapprouve cette façon de communiquer. Si j'étais responsable de sécurité, j'allais faire interpeller cet agent et lui dire deux choses », a laissé entendre le président par intérim du parti au pouvoir.

Ce fut l'occasion, pour lui, de saluer les efforts de l'armée, la société civile, les leaders religieux et les chefs coutumiers qui ont tous compris qu'il faut faire front commun pour espérer vaincre l'hydre du terrorisme. Et de lancer le message du MPP : « unis, nous vaincrons. Les terroristes ne peuvent pas avoir raison de nous si les 20 millions de Burkinabè sont réunis, soudés sur la nécessité d'appuyer leurs forces de défense et de sécurité jour et nuit, pour que la plus petite parcelle du Burkina ne soit concédée aux terroristes ».

Simon Compaoré, président par intérim du MPP -  « J'ai déjà fait une déclaration au nom du parti, sur la reclassification de la forêt de Kua, qui a été mal interprétée »

«J'ai déjà fait une déclaration au nom du parti, sur la reclassification de la forêt de Kua, qui a été mal interprétée. C'est l'occasion pour moi de dire ce que j'ai dit, pour que ça soit bien compris. J'ai dit que je n'ai pas été sur le terrain. Donc, je ne connais pas la configuration du terrain en question. Donc, c'est avec réserve, parce que pour être à l'aise, il aurait fallu aller sur le terrain pour voir ce qu'on appelle forêt de Kua. Sinon, à mon âge, si je ne sais pas ce que c'est qu'une forêt, et vu l'instruction que j'ai reçue, c'est dommage. J'ai voulu dire que je ne connais pas la configuration du terrain. »

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