12 Juin 2019

Cameroun: Lutte contre le VIH - Non à la discrimination

C'était l'un des principaux messages du Candlelight Memorial célébré dimanche, 9 juin 2019 par la région du Littoral à Douala.

Les personnes infectées par le vih sont des citoyens à part entière. Message inclusif partagé par la région du Littoral, à l'occasion de la célébration de la 36e édition du Candlelight Memorial, une commémoration internationale en hommage aux personnes décédées du sida. Journée qui se célèbre chaque 3e dimanche du mois de mai. Mais le comité régional de lutte contre le vih/sida et les associations ont choisi le dimanche 9 juin 2019, au terme d'une semaine d'activités lancée le 3.

Les solennités se sont ainsi déroulées dans les services du gouverneur, entre cérémonie officielle et animation des stands d'exposition. Stands où le public pouvait bénéficier de la sensibilisation sur la maladie, notamment des causeries éducatives ou une éducation thérapeutique, et bien sûr se faire dépister volontairement et gratuitement.

Et en lien avec le thème de la 36e édition, « Intensifier la lutte pour la santé et les droits », les messages, appels et témoignages lors de la cérémonie présidée par le chef de la division des Affaires économiques, sociales et culturelles (Daesc) des services du gouverneur, Samuel Célestin Nyindie, avaient tous les mêmes objectifs : éradiquer la discrimination et la stigmatisation, mieux accompagner les personnes infectées et affectées par le vih/sida.

Un accompagnement comme la remise de dons aux orphelins et enfants vulnérables. Quant aux personnes infectées, elles ont partagé leur expérience, comme Bernard Bassama, vivant avec la maladie depuis 25 ans : « Le Cameroun est l'un des pays où on peut déclarer sa séropositivité sans être rejeté par l'Etat, c'est un pays ouvert où on est soutenu. ».

Les efforts des pouvoirs publics sont aussi soulignés par Anne Juliette Lum, dispensatrice des ARV (antirétroviraux) de l'association Merenso (Mères et enfants solidaires), comme la création de nouvelles unités de prise en charge, un meilleur équipement dans les centres hospitaliers, sans oublier la gratuité des examens de mesure de la charge virale qui sera effective dès le 1er janvier 2020.

Ces efforts de l'Etat, couplés à ceux des associations - certaines ont été primées lors de la cérémonie - ont participé à la baisse de la séroprévalence au Cameroun, de 4,3 en 2016 à 3,4% en 2018. Quant au chiffre du Littoral, donné par la coordonnatrice du comité régional, le Dr Nicole Yongui Ntamack, il est de 3,3%. Mais elle précise : « Il varie d'un district de santé, d'un groupe de santé à un autre. Dans les populations clés, nous avons des séroprévalences qui vont de 16 à 24%. Les femmes sont les plus touchées, tout comme les jeunes filles dans la tranche d'âge de 15 à 25 ans. »

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