Afrique: Intégration de l'Afrique - Le président de la BAD appelle à faire " tomber tous les murs "

Le président de la Banque africaine de développement (Bad), Akinwumi Adesina, a appelé ce mercredi 12 juin 2019, à Malabo en Guinée Equatoriale, les dirigeants africains à faire « tomber tous les murs » pour une intégration de l'Afrique.

Il s'exprimait à l'occasion de la cérémonie officielle de l'ouverture des 54èmes assemblées annuelles de la Bad. Et ce, en présence des Présidents équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, de la Rd Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et du Roi du Lesotho, Letsie III, né David Mohato Bereng Seeiso.

Le Chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara est représenté à ces rencontres par le ministre de l'Économie et des Finances, Adama Koné.

« Pour intégrer l'Afrique, nous devrions faire tomber tous les murs. La libre circulation des personnes et en particulier la mobilité de la main-d'œuvre sont essentielles pour promouvoir les investissements », a insisté Akinwumi Adesina.

Le président de la Bad a expliqué que pour aider à accélérer l'intégration régionale en Afrique, son institution a été en première ligne sur le front du développement des infrastructures essentielles. Ainsi, selon lui, la Bad est au cœur de la réussite de la Zone de libre-échange continentale africaine. « plus d'un milliard de dollars ont déjà été investis pour soutenir le financement du commerce. Ce qui a permis de faciliter 111 transactions dans 43 pays et de générer 7 milliards de dollars d'échanges entre les pays de la région », a-t-il révélé.

Les spécialistes s'accordent à dire que la Zone de libre-échange continentale africaine nouvellement créée fera du continent le plus vaste espace de libre échange au monde. Et ce, avec un Produit intérieur brut (Pib) cumulé de plus de 3 300 milliards de dollars. « La simple suppression des barrières tarifaires fera augmenter les échanges d'au moins 53 %, et, une fois les barrières non tarifaires éliminées, le volume des échanges pourrait doubler », a estimé M. Akinwumi Adesina.

Parlant de la libre circulation des hommes, le président de la Bad a souligné que l'indice d'ouverture sur les visas montre qu'en 2018, les Africains n'avaient pas besoin de visa pour entrer dans 25% des pays de la région. « Ils ne peuvent obtenir un visa à l'arrivée que dans 24% des pays et ont toujours besoin d'un visa pour entrer dans 51% des pays », a-t-il indiqué.

Il a aussi expliqué que pour accélérer les investissements et mobiliser davantage de ressources pour l'Afrique, l'institution financière africaine et ses partenaires ont lancé le Forum pour l'investissement en Afrique. La première édition s'est tenue en 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Selon lui, l'événement a attiré plus de 2 000 participants et investisseurs de 53 pays du monde entier, y compris des fonds de pension et des fonds souverains. « Les résultats ont été spectaculaires. 38,7 milliards de dollars d'engagements d'investissement ont été mobilisés en moins de 72 heures », a souligné le patron de la Bad.

Pour lui, l'avenir du continent s'annonce « plus radieux ». Car dira-t-il, l'édition 2019 des Perspectives économiques en Afrique de la Banque africaine de développement (Bad) fait ressortir que la performance économique globale continue de s'améliorer. La croissance devrait atteindre 4% en 2019 et 4,1% en 2020. Ce rythme est remarquable, comparé au taux de 2,1% seulement enregistré pas plus tard qu'en 2016. De sorte que 40% des pays africains devraient afficher un taux d'au moins 5% en 2019, grâce à la reprise des cours des produits de base, et à la stimulation de la croissance par la demande intérieure et les investissements dans l'infrastructure.

Les Assemblées annuelles concernent la 54e Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs de la Bad et la 45e Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (Fad). Elles se tiennent du 11 au 14 juin 2019.

Les délégués venus du continent africain et des pays partenaires prennent part aux travaux qui se tiennent au centre de conférence Sipopo de Malabo. Il s'agit de l'événement le plus important de l'institution financière africaine.

Quelque 3 000 délégués, comprenant des ministres africains de l'économie, des finances et du plan, des décideurs politiques, des acteurs du secteur privé, de la société civile, des groupes de réflexion, des représentants du monde universitaire ainsi que les médias débattent sur les questions clés relatives au développement de l'Afrique.

Des discussions de haut niveau sont prévues au programme des Assemblées 2019 sur le thème: "Renforcer l'intégration économique du continent africain".

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