Afrique de l'Ouest: Les Etats de l'UEMOA invités à faire des "dépenses de qualité"

Le gouverneur de la BCEAO, M. Tiémoko Meyliet Koné et le vice-gouverneur, M. Abdoulaye Diop, lors de la réunion du Comité de Politique Monétaire de la Banque, le mercredi 12 juin 2019.

Dakar — Les dépenses des Etats de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) doivent être orientées vers des investissements de qualité porteurs de croissance, a estimé mercredi le gouverneur de la BCEAO, Tiémokho Meyliet Koné, recommandant des "dépenses assises sur les recettes pour permettre aux Etats de ne pas afficher un endettement et un déficit budgétaire".

"La dépense globale doit être beaucoup plus orientée de manière à ce que tout ce qui est dépenses d'investissement soit plus important, des dépenses en qualité qui permettent de tirer encore plus la croissance économique au sein de l'Union", a dit M. Koné.

Il répondait à la presse en marge de la clôture, mercredi au siège de la BCEAO à Dakar, de la 2ème réunion ordinaire du comité de politique monétaire (CPM), une instance placée sous sa présidence.

Selon le communiqué final lu devant la presse au terme de la rencontre, le comité a relevé "avec intérêt que le déficit budgétaire, base engagements, dons compris, pour l'ensemble des Etats est projeté à 2,9% du PIB en 2019 contre 3,7% en 2018".

Le comité a encouragé "vivement les Etats à poursuivre les efforts dans la mise en œuvre des mesures pour assurer le respect de la norme communautaire d'un déficit budgétaire situé à 3% au maximum à fin 2019", selon son président.

Sur le déficit budgétaire estimé à 2,9%, le gouverneur de la BCEAO a précisé qu'il s'agit d'un chiffre global pour l'ensemble des pays avec des taux plus bas ou plus élevés selon le pays. Mais de façon nette, "il y a eu amélioration", a-t-il relevé.

Pour cette raison, "si les dépenses sont orientées vers des investissements de qualité porteurs de croissance, c'est évidemment une très bonne chose", a-t-il estimé.

En revanche, "si ce sont des dépenses courantes qui sont tout simplement des dépenses de consommation, alors ce n'est pas obligatoirement une bonne chose", a-t-il ajouté.

"Ce que nous recommandons aux Etats, c'est que la qualité des dépenses soit bonne et [qu'elles soient] assises sur les recettes qui doivent évoluer pour permettre aux Etats de ne pas afficher un endettement et un déficit budgétaire", a-t-il poursuivi.

Sur la base d'analyses faites, le comité de politique monétaire a décidé de maintenir inchangés le taux d'intérêt minimum de soumission aux opérations d'appels d'offres d'injection de liquidités à 2,50%, et le taux d'intérêt du guichet de prêt marginal à 4,50%.

Le coefficient de réserves obligatoires applicables aux banques de l'Union demeure fixé à 3%.

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