12 Juin 2019

Guinée: 3e mandat - « Ouvrir ce débat, c'est de remettre en cause le socle de la stabilité du pays »

Le projet en cours pour une nouvelle constitution continu à faire couler des salives en Guinée. Depuis l'annonce du Premier Ministre le 29 mai dernier engageant les membres du gouvernement à soutenir ce projet, des critiques ne font que pleuvoir.

Ce mardi 11 juin, le président du mouvement renouveau, vice-président destitué au sein de l'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) s'est exprimé sur cette question dans l'émission "Les Grandes Gueules" de la Radio Espace Fm.

Dans son intervention, Bah Oury sans langue de bois a exprimé sa position concernant ce projet de nouvelle constitution.

« Je ne suis pour ce projet de nouvelle constitution parce que ça nous ait déjà arrivé et on sait tous comment ça s'est passé. De 2000 à 2010 rien a été fait de bon que des destructions que des tueries, est-ce-que nous avons oublié cela que de tenter de reprendre la même chose. Est-ce-que nous nous disons que la constitution de 2010 est née suite à une lecture plus attentive de la décennie noire que nous avons vécue entre 2000 et 2010. Le législateur est en train de mettre en place un système juridique qui nous permettra d'éviter de retomber dans ce que le coudaisme nous avait fait retomber. Donc, si des gens se lèvent aujourd'hui pour dire que cela manque de légitimité alors que ça permis de stabiliser le pays d'une manière ou d'une autre pendant 10 ans. De nous permettre d'avoir l'élection d'un président de la République considéré comme président démocratiquement élu et qui fait son deuxième mandat et on veut tourner la page comme cela pour recommencer encore une aventure, on risque de détruire la Guinée », a-t-il déclaré.

Cette idée de nouvelle constitution est soutenue par certains cadres du pays notamment des membres du gouvernement. Suite à cela, M. Bah a rappelé aux promoteurs de ce projet que la constitution est la loi suprême du pays, elle est censée être la respectée. « Il y a des intangibilités notamment le nombre de mandat tout est claire. On sait quel est le prix qui a été payé pour qu'on puisse avoir cela. Des centaines et des centaines de morts sans compter les dégâts collectéraux économiques, sociaux et humains, défait qu'on a une génération... avec tout ce que vous savez comme d'esclavage de corps etc. et vous voulez qu'on rouvre ce dossier de manière un peu désavantageux, je dis on et puis il faut se rendre compte que la constitution, elle est le socle sur lequel s'appuie notre stabilité. Ouvrir le débat, c'est de remettre en cause cette stabilité-là parce que vous créez des appétits », a-t-il précisé.

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