Burkina Faso: Promesse de réintégration - Les militaires et policiers radiés comptent les jours

Les conférenciers espèrent un «traitement diligent» de leur dossier comme promis par les autorités.

Les militaires et policiers radiés en 2011 ont animé une conférence de presse, le mardi 11 juin 2019 à Ouagadougou, pour exprimer leur incompréhension face aux refus d'audience auprès de plusieurs institutions.

Radiés depuis 2011, les militaires et policiers veulent être situés sur leur sort. Ils ont organisé une conférence, le mardi 11 juin 2019 à Ouagadougou, pour éclairer l'opinion sur le traitement de leur dossier. Malgré le «refus» de certaines autorités de les recevoir, ils se sont dit disponibles à servir le Burkina Faso et espèrent regagner leurs fonctions respectives. Par ailleurs, les «infortunés» ont révélé la galère qu'ils vivent au quotidien avec des familles disloquées, sans qu'une issue ne soit trouvée à leur situation.

Pour Ousséni Bambara, le délégué des militaires, après le dépôt du rapport du Haut conseil pour la réconciliation et l'unité nationale (HCRUN), ils ont approché les autorités pour mieux comprendre. «Nous avons déposé quatre demandes d'audience à la Primature, une au ministère de la Sécurité, deux à l'Assemblée nationale et deux à l'Archevêché, mais aucune d'elles n'a été accordée», a-t-il regretté. Pour ne rien arranger, deux demandes d'autorisation d'occupation de l'espace public, selon lui, leur ont été refusées par la commune de Ouagadougou.

A présent, M. Bambara et ses pairs désirent de tout leur cœur, qu'on leur dise enfin la «vérité». Aussi, ils s'interrogent sur l'importance d'une institution «budgétivore» comme le HCRUN dans la mesure où les rapports produits ne sont pas traités. Au moment où les autorités ne parlent que de paix, de dialogue inclusif, de cohésion sociale, les militaires et policiers radiés disent être étonnés du fait que les autorités ne veuillent pas les recevoir, malgré les multiples demandes d'audiences.

Alors que, clament-ils, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, avait promis, lors de son passage à la radio Savane Fm, le 23 juin 2018, un «traitement diligent» du dossier.

A l'entendre, promesse leur a été faite dimanche dernier, que le dossier sera traité d'ici à la fin du mois de juin. «Nous comptons les jours», a-t-il dit.

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Plus de: Sidwaya

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