Sénégal: Scandale à «dix milliards de dollars» sur les contrats pétroliers - Moustapha Diakhate invite Aliou Sall à la démission

L'ancien président du groupe parlementaire de la majorité, Bennoo bokk yaakaar, à l'Assemblée nationale et ancien ministre chef de cabinet du président Macky Sall est formel. «Aliou Sall est frère du président de la République, il doit démissionner de tous ses postes».

S'exprimant sur l'affaire de corruption présumée sur les contrats pétroliers de Petro-Tim hier, mercredi 12 juin au micro de Zik fm et repris par Pressafrik.com, Moustapha Diakhaté s'est voulu même catégorique en affirmant qu'«il est hors de question qu'Aliou Sall ternisse le mandat du chef de l'Etat, qui était pourtant bien parti avec le Dialogue national».

«Je pense que le problème est déjà là, mais les solutions ne manquent pas. La meilleure solution reste qu'Aliou Sall, en personne, prenne la décision de démissionner de tous ses postes. Sinon, il risque de ternir le mandat de Macky Sall qui était bien parti avec le Dialogue national. Cette polémique risque de tout gâcher. Et qu'on ne se voile pas la face», a prévenu Moustapha Diakhaté.

Poursuivant son propos, l'ancien patron des députés de la majorité, tout en faisant remarquer que «si c'était un citoyen lambda, les gens n'allaient pas accorder trop d'importance à cette affaire», souligne que c'est «parce que c'est Aliou Sall, le frère du chef de l'Etat que ça fait tollé». Sous ce rapport, il invite le maire de Guédiawaye à «quitter toutes ses fonctions pour ne pas tout gâcher».

«Je demande à Aliou Sall de démissionner. Que Macky Sall lui impose de démission de tous ses postes. Tout ce que je souhaite à Macky Sall est que son petit frère ne ternisse pas son quinquennat», a insisté l'ancien ministre chef de cabinet du président Macky Sall qui, par ailleurs, a saisi cette occasion pour demander au chef de l'Etat de «retirer les membres de sa famille, ou de ses proches du gouvernement».

Et ce pour, dit-il, «éviter le syndrome "Wade-père, Wade-fils" qui a été pourtant combattu par les Sénégalais». «Cela devrait même figurer dans la Constitution du Sénégal, afin d'interdire, une bonne fois pour toute, à nos chefs d'Etat, une fois élu, d'impliquer leurs proches parents dans la gestion du pays», a-t-il encore insisté.

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