Sénégal: Ouverture d'une information judiciaire sur le scandale supposé du pétrole et le rapport de l'IGE - Benno s'en félicite et «débusque» les traitres

L'ouverture d'une information judiciaire sur le scandale supposé portant sur le pétrole et le gaz, ainsi que sur la publication d'un rapport de l'Inspection générale d'Etat (Ige) portant sur le même sujet reste une opportunité pour tous, d'avoir le cœur net sur ladite affaire. C'est la conviction du pôle communication de la coalition présidentielle, Benno Bokk Yakaar (Bby). En conférence de presse hier, mercredi 12 juin, Pape Mahawa Diouf, coordonnateur dudit pôle a tiré à boulets rouges sur certains opposants, considérés comme les «portes étendards» de cette «campagne de calomnie».

Le supposé «scandale» portant sur les ressources pétroliers et gaziers impliquant le frère du chef de l'Etat, Aliou Sall, ainsi que la publication d'un rapport de l'Ige qui n'a été ni «reçu», encore moins déclassifié par le président Macky Sall, font encore couler beaucoup d'encre et de salive. Ainsi donc, après la sortie des opposants regroupés autour du Congrès de la renaissance démocratique (Crd), c'est au tour de la majorité présidentielle de monter au créneau.

En conférence de presse hier, mercredi 12 juin, le pôle communication de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) a livré sa position sur l'évolution de ladite affaire. Prenant la parole, Pape Mahawa Diouf, coordonnateur de ladite cellule indique que leur coalition «salue l'ouverture d'une information judiciaire qui constitue pour tout le monde une opportunité de clarification publique sur le sujet de la gestion du pétrole et du gaz au Sénégal». Ceci étant dit, M. Diouf n'a pas voulu épiloguer sur l'existence du rapport de l'Ige ou sur sa réception par le chef de l'Etat. Cela, même si ledit rapport circule sur la toile ainsi que l'ordre de mission signée par Dr Abdoul Aziz Mbaye, Ministre Directeur de Cabinet du président de la République par délégation, le 30 mai 2012.

En effet, estimant que «le temps de la justice» est arrivée, avec notamment la saisine du procureur, il pense qu'il y a lieu de laisser Dame justice faire son travail. Pour lui, tous ceux qui se targuent de disposer de preuves, peuvent dorénavant les fournir auprès de qui de droit. Même sur le risque de voir l'enquête s'orienter beaucoup plus sur la publication d'un rapport de l'Ige non déclassifié plutôt que sur les supposés «pot-de-vin» dont aurait bénéficié le frère cadet du chef de l'Etat, Pape Mahawa Diouf s'est voulu prudent en renvoyant la question au procureur de la République, non sans préciser qu'aucun journaliste n'a été inquiété sous le magistère de Macky Sall. En tout état de cause, il dit faire «confiance à notre justice», «aux institutions qui fonctionnent», et au «peuple sénégalais».

Sur ce point d'ailleurs, il a estimé que «nous avons tous intérêt à préserver la paix et la stabilité dans le pays». Dans la foulée, concernant la marche programmée par une certaine frange de l'opposition et de la société civile demain vendredi 14 juin, le coordonnateur du pôle communication de Bby reconnait la liberté de manifestation dans le pays, tout en avertissant qu'il n'est «pas acceptable que cette question qui relève de la sécurité nationale soit traitée comme un fait divers» par le camp adverse.

LES «TRAITRES» DEMASQUES

Revenant sur le documentaire de la chaine Britannique BBC, Pape Mahawa Diouf et compagnie estiment qu'il est «truffé d'informations mensongères et de chiffres fantaisistes». Ne s'en limitant pas, ils mettent au banc des accusés «des segments de l'opposition et une bande d'activistes» qui, à leurs yeux, «s'évertuent à vouloir jeter le discrédit sur l'Etat (... ) au travers d'un grotesque tissu de contrevérités, destiné à manipuler l'opinion et à jeter l'opprobre sur l'image et la réputation de notre pays».

Le pôle communication de Bby va plus loin en citant nommément les «porte étendards de cette campagne de calomnie, de médisance, de trahison, de tentative». Ils s'en sont pris ainsi à Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo, Thierno Alassane Sall et Ousmane Sonko qui, selon eux, «ont le dénominateur commun d'être pour l'essentiel des néo politiciens, affairistes pour la plupart et assoiffés de pouvoir et d'argent». Ils accusent ceux qu'ils considèrent comme des «traitres» de vouloir déstabiliser le pays «en pactisant avec des forces occultes pour de vils intérêts égoïstes et personnels». Cela, non sans lister toutes les initiatives prises par le chef de l'Etat, Macky Sall, pour la transparence et une gestion durable des ressources du pays, depuis son accession au pouvoir.

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