Afrique: Mode - Nanawax en avant plan des marques admirées en Afrique

La création de la jeune béninoise, Maureen Ayeti, arrive en dix-septième position du classement publié la semaine dernière par le magazine Afrique business, des marques qui retiennent plus l'attention, devant d'autres telles que la compagnie Ethiopian Airlin et Sivop.

Toute aussi surprise et enchantée de la nouvelle, Maureen Ayeti a partagé sur son compte Instagram un message inspirant. « Ne vous laissez pas influencer par une entreprise ou une personne plus grosse, plus puissante ou plus riche que la vôtre. On vous achètera de la manière dont vous vous vendez. Pas d'intérêt commercial, pas d'actions », a-t-elle écrit.

Aussi ajoute-t-elle: « Aujourd'hui, mon entreprise Nanawax se retrouve dans la liste des compagnies les plus admirées d'Afrique aux côtés des grands groupes et multinationaux africains, et je vous en remercie car le travail acharné n'aurait pas suffi si vous n'étiez pas à mes côtés ».

Par ailleurs, la jeune créatrice béninoise a exhorté les entrepreneurs africains à plus d'ardeur dans le travail et à surpasser les limites pour atteindre leurs objectifs. « Vous serez respecté uniquement si vous connaissez votre valeur et si vous ne baissez pas vos standards, si vous ne modifiez pas votre politique de vente pour faire plaisir à un client ou pour collaborer avec une autre entreprise peu importe sa taille si cela n'est pas bénéfique pour la pérennité de votre entreprise. Travaillez ardemment, n'ayez qu'une seule parole, soyez ponctuel, et même-si votre entreprise est cachée dans un trou, vous aurez la reconnaissance et récolterez les fruits de votre professionnalisme et du travail bien fait, constant et rigoureux », a-t-elle encouragé.

L'histoire de Nanawax

Maureen Ayeti, créatrice de la marque, a commencé son activité avec l'ouverture d'un groupe Facebook avant de s'installer au Bénin. Passionnée de la mode, en 2008, elle décide de partager aux abonnés de son groupe Facebook son idée de look de mode en tissu africain. Deux ans plus tard, elle crée la page Facebook « J'aime le pagne de chez moi » et présente dans la même ligne éditoriale le tissu africain sous différentes coutures.

En 2012, après ses études de licence à Paris, Maureen Ayeti rentre au Bénin avec sept cents euros d'économies pour lancer sa première collection et, partant de cette année, le succès n'a jamais failli. Un an après s'être lancée, elle ouvre une boutique de 1500 m2 dans le centre-ville de Cotonou. La marque est vendue notamment en privé en Afrique, à l'étranger, sur ses boutiques en ligne et elle assure les livraisons à l'international. « A l'époque, lorsque j'ai commencé, je n'avais pas autant de choix de produits. Une cliente qui venait m'acheter une robe voulait les chaussures que ma voisine vendait. Aujourd'hui, Nanawax propose des vêtements, des accessoires, des chaussures pour femmes, pour hommes et enfants. Le souhait est que les gens s'habillent en Nanawax, de la tête aux pieds », a-t-elle expliqué.

En vraie cheffe d'entreprise, Maureen Ayeti coordonne avec son équipe, le renouvellement constant de son stock et ses modèles. Une nouvelle collection est proposée tous les trois mois, elle travaille beaucoup avec les tissus du leader du pagne Vlisco. Ainsi, elle va ouvrir trois boutiques à Lomé, en République du Congo, à Mayotte, et les ventes privées à travers le monde s'accentuent. Une vraie stratégie qu'accompagne le développement de la marque et fait qu'elle s'installe durablement sur la scène mode prêt à porter.

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