Congo-Kinshasa: Pierre d'achoppement

Les mêmes causes produisent, sans aucune autre forme de procès, les mêmes effets. Les rues de Kinshasa vibrent de plus en plus au rythme d'une République bananière. Tout le monde conteste, le nombre des insatisfaits croît, la silhouette de la crise est visible sous ses multiples facettes.

Il faut absolument sauver la République Démocratique du Congo qui, au bord de la déchéance, a une histoire à préserver, un avenir à préparer, des acquis à consolider et, au bout de compte, un héritage à léguer. Les tensions politiques de nature purement égoïstes et irréfléchis, tirent davantage le congolais vers le bas.

Les problèmes sont multiples, les solutions aussi, semble-t-il. Mais, à quel saint se vouer ? L'esprit malin du chaos qui a longtemps survolé le ciel congolais avant et après la tenue des élections de décembre 2018 semble refaire surface. La crainte de voir Joseph Kabila tenter de poursuivre son périple de rallonge à la tête du pays après l'avoir dirigé pendant près de deux décennies s'est estompé, certes. Mais, la crise a-t-elle été résolue ?

Bref, la démarche pour un troisième penalty a fait chou blanc, butée non seulement à la vigilance du peuple congolais lassé d'une monotonie de vie calée à son désavantage, mais également à la ferme volonté de remplacer les «stars politiques» connus pour leur égo surdimensionné, par des vrais acteurs conscient du devoir patriotique et soucieux de leurs semblables.

Au finish, Félix Tshisekedi a été «élu» et proclamé président de la République. Les contestations çà et là ne l'empêchent pas de diriger le pays de l'intérieur comme de l'extérieur, avec une diplomatie sans égale ponctuée des voyages qui ne sont plus à compter. Au moment où près de 5 mois après son investiture à la magistrature suprême, le gouvernement n'existe toujours pas, il est mis à rude épreuve face aux décisions très contestées prises par la justice suspectée d'accointance avec son prédécesseur. Les pressions politiques sont prêtes à pousser à la faute et il n'en faut pas beaucoup. S'il ne peut pas interférer dans les sentences des juges par respect à la séparation des pouvoirs, faudra qu'il use de son pouvoir pour faire revenir le calme, principalement dans le chef des militants de l'Udps, de plus en plus difficiles à maîtriser. Au-delà de tout, il faut agir...

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