Congo-Kinshasa: 2e journée Sfk 2019 - La problématique de la diversification et de la transformation économique au centre des débats

La deuxième journée de la semaine française a été émaillée de beaucoup d'activités au Pullman Hôtel de Kinshasa. Parmi tant d'autres, l'atelier sur la Responsabilité sociale des entreprises et les mines a suspendu plusieurs participants aux lèvres de l'orateur qui n'était autre que M. Al Kitenge, entrepreneur, consultant et grand économiste congolais de la diaspora.

Selon ce paneliste, le thème choisi pour cette 6ème édition est le meilleur d'autant plus qu'il éventre le boa sur des points très précis et sensibles de l'économie congolaise.

Cet économiste chevronné révèle que l'activité minière au centre du modèle congolais n'est pas de nature à redistribuer la richesse. La rémunération va au capital plutôt qu'au facteur humain. «Et cela fait qu'aujourd'hui, l'économie congolaise ne répond pas aux besoins des citoyens et c'est là le plus gros défi du pays. D'où, faut-il diversifier les secteurs de production et promouvoir le secteur de l'énergie», a proposé cet entrepreneur, soucieux d'aider le pays à se développer. Organisée par la Chambre de Commerce et d'Industrie Franco-Congolaise, CCIFC, en partenariat avec l'Ambassade de la France en RD. Congo, cette activité se veut un rendez-vous historique de l'agenda économique du Congo-Kinshasa. En conséquence, plusieurs acteurs économiques et institutionnels élaborent des propositions concrètes pour baliser le chemin vers la diversification et la transformation de l'économie congolaise. De ce qui précède, Al Kitenge, l'un de ces acteurs économiques interpelle les politiques sur la mauvaise gouvernance et le manque de planification des stratégies d'actions, source de tous les maux congolais.

Dans son exposé, cet expert en économie a clairement noté que la mauvaise gouvernance est le fruit des conflits d'intérêts souvent politiques, qui doivent être contrôlés et les décisions prises, dit-il, sont souvent chaotiques dans la plupart des entreprises minières. «Il faut avoir une discipline collective, il faut extraire des secteurs d'exploitation minière des gens qui font la politique. Soit vous faites la politique, soit vous faites l'économie », a vivement recommandé Al Kitenge, aux gestionnaires de la Res Publica. Pour sa petite participation, ce fils du pays a démontré que les mines sont des ressources épuisables. Et, la RDC a outre ces richesses du sous sol d'autres richesses qui ne sont pas épuisables mais qui sont malheureusement non-exploités.

Promouvoir le secteur de l'énergie

«Si le secteur minier est limité, l'énergie, par contre, est le premier fer de lance pour le développement, et nous avons de loin plus d'énergie renouvelable inépuisable que nous n'avons des ressources minières », avance Al Kitenge. Et de poursuivre : «ces ressources minières étant épuisables, nous devons avoir un plan sérieux d'exploitation rentable pour que demain nous soyons en mesure de dire à nos enfants qu'ici, nous avions des mines, parce qu'en ce moment là, nous les aurons converti en système d'éducation, en système sanitaire, en infrastructures, qui peuvent être l'héritage que nous laissons aux générations à venir.

Planification avant le progrès

Il est opportun que le secteur économique soit diversifié, souligne Al Kitenge, qui, par la même occasion, appelle les politiques à commencer d'ores et déjà à tracer un plan d'actions. « Il n'y a pas de progrès sans plan d'actions. L'on ne peut pas prétendre gérer le pays sans avoir planifié ce que l'on doit faire, comment y parvenir et quels moyens réunir pour la réalisation effective», a-t-il martelé. Par ailleurs, plusieurs autres conférences ont tablé sur le thème de référence de cette 6ème semaine Française de Kinshasa se sont tenues au salon Congo, réunissant des opérateurs économiques d'ici et d'ailleurs. Objectif ? Chercher des voies et moyens susceptibles de sortir la RD. Congo du gouffre dans lequel elle est plongée depuis plusieurs décennies, en solidifiant singulièrement le tissu économique.

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