13 Juin 2019

Congo-Kinshasa: Invalidation des Députés par la Haute Cour - Franck Diongo demande à Félix Tshisekedi d'empêcher l'exécution des arrêts !

Les arrêts de la Cour Constitutionnelle en rapport avec les contentieux électoraux continuent de faire couler encre et salive dans l'opinion. Les politiques montent au créneau pour dénoncer la corruption à ciel ouvert des magistrats de cette Cour.

Parmi eux, Franck Diongo Shamba, Président National du Mouvement Lumumbiste Progressiste qui est monté sur ses quatre chevaux, pour demander au Chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi, d'empêcher l'exécution de ces arrêts qui n'invalident que les Députés de l'opposition. Parce que, poursuit-il, il y a des suspicions de corruption qui pèsent sur ces magistrats qui, plus est, doivent être révoqués. «Je déclare les arrêts de la Cour irréguliers et inopérants parce qu'ils violent la Constitution et les lois de la République. Parce que ces arrêts sont irréguliers, arbitraires et ont été rendus hors délai, je demande au Président de la République, en sa qualité de Magistrat suprême et garant de la nation, d'apprécier l'opportunité de la non-exécution de ces arrêts. Mzee Laurent- Désiré Kabila avait révoqué 315 magistrats, je propose donc au Président de la République de révoquer les magistrats de cette Cour parce qu'ils n'écoutent que l'ancien Président», a-t-il déclaré au cours de la conférence de presse de ce jeudi 13 juin au siège du MLP à Kinshasa.

Franck Diongo est formel. il ne faut pas laisser le pays brûler parce qu'il y a des gens qui tirent les ficelles. Le Président du MLP note que les arrêts de la Cour n'ont invalidé que les élus de l'opposition et non du FCC. D'où, l'urgence de tirer la sonnette d'alarme pour que ces arrêts irréguliers ne s'exécutent pas. « En ma qualité de Héros vivant, j'ai le devoir, face à l'éthique morale et de responsabilité, de montrer la voie à suivre par rapport à l'épineuse et grande question de l'invalidation arbitraire, injuste et irrégulière des mandats des Députés et Sénateurs issus de l'opposition. Au nom de la tranquillité publique, de la paix sociale et de la sécurité, je demande au Président de la République de sanctionner ces juges qui ont excellé dans la corruption», a-t-il martelé.

Franck Diongo pense qu'il ne faut pas que la République Démocratique du Congo excelle dans la violation des droits des Députés nationaux.

«Notre pays ne peut toujours pas être répertoriés comme un pays qui viole les droits des députés. Lorsqu'on viole les droits des députés, on viole les droits des électeurs. Aujourd'hui, c'est le contraste, le drame tragique, la Cour Constitutionnelle qui est censé être la plus haute cour du pays commence à rendre des arrêts illégaux. Les juges de la Cour doivent être moralement irréprochables, irrépréhensibles, la Cour devrait s'entourer de toutes les garanties pour montrer que ses arrêts reflètent la vérité et la justice. Aujourd'hui, dans cette Cour, Il se pose un réel problème de moralité et des compétences», constate-t-il.

Pourquoi seulement les Députés de l'opposition ?

Franck Diongo s'est dit très inquiet de constater qu'il y a seulement les députés de l'opposition qui sont invalidés nuitamment. «En invalidant 33 députés et sénateurs uniquement de l'opposition, la Cour a fait preuve d'une injustice flagrante. Comment expliquer la coïncidence qui fait que dans toutes les circonscriptions, les opposants perdent le procès. Comment il n'y a que les gens du FCC qui gagnent les procès. Pas l'opposition, pas le CACH. Le monde a besoin de franc-parler et de la vérité. Il n'y a que la justice qui élève une nation. Laissez-moi vous dire que la Cour Constitutionnelle est une cour politique, il n'y a rien des judiciaires là-bas », a-t-il souligné.

Diongo accuse l'ancien Président de la République de donner des injonctions aux juges de la haute cour.

«Vous avez compris que c'est monsieur Kabila qui a donné des ordres pour que les élus de l'opposition puissent être invalidés. C'est lui qui a donné les instructions fermes de récupérer plus de 30 parlementaires pour augmenter les taux des députés acquis à sa cause. Parce que l'ensemble des juges ont été nommés par Monsieur Kabila et ils lui sont redevables, ils ont reçu des injonctions. Comment pouvez-vous comprendre que les lois de la République aient donné à la Cour 60 jours pour traiter les requêtes en contestation des élections, mais les arrêts sont rendus plus de quatre mois après ? Le délai de 60 jours est un délai impératif », conclut le président du MLP.

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