Congo-Kinshasa: [Invalidation de deux Députés nationaux] CODE - Jean-Lucien Bussa attend la correction des erreurs matérielles par la Cour constitutionnelle

Des validations et invalidations au niveau de l'Assemblée nationale sont annoncées en cascade ces dernières semaines par la Cour constitutionnelle, seul organe habilité à rétablir le droit en matière de contentieux électoral. Dans la foulée, plus de 30 députés nationaux se sont déjà fait remplacés, près de six mois après avoir siégé à l'hémicycle.

Parmi lesquels, 2 Députés de la plateforme politique CODE de Jean-Lucien Bussa. Mais, la pullule est difficile à avaler pour les concernés comme pour le coordonnateur de la CODE d'autant plus que les méthodes ayant mené à ces résultats n'inspirent pas confiance et vérité, selon eux.

"La Cour constitutionnelle n'ayant en aucun cas procédé au recomptage des voix, il n'est pas possible que les résultats communiqués par la CENI soient modifiées par la Haute Cour", déclare Jean-Lucien Bussa Tongba. Erreur matérielle ou volonté délibérée de nuire à la CODE ?, s'interroge-t-il.

Et, pourtant, les Députés CODE Dieudonné Sambo de la circonscription électorale de Gungu, 3ème sur la liste de 4 élus et Georges Kazadi Kabongo de la circonscription électorale de Kaniama sont remplacés respectivement par l'actuel ministre d'Etat au Travail (Palu et alliés) et le ministre de l'Industrie en fonction (ADRP).

Avec beaucoup de sérénité et le crédit qu'elle accorde à la justice congolaise, la CODE attend la correction par la Cour constitutionnelle des erreurs matérielles pour s'en convaincre. C'est le message lancé par Jean-Lucien Bussa, Président de la CODE.

L'ancien Ministre du Commerce extérieur dirige également le parti politique CDER qui, dès sa naissance en 2013, s'est résolument inscrit dans la dynamique du changement.

Ainsi, le rôle d'avant-garde que ce parti a joué dans l'obtention d'un certain nombre d'acquis peuvent aujourd'hui être considérés, à juste titre, comme étant la matrice de l'alternance que le peuple congolais a vécu pour la première fois dans l'histoire politique du pays. CDER a, faut-il le rappeler, pris une part active aux actions de rue notamment, pour faire échec à la révision constitutionnelle et partant, celle par voie référendaire, au recensement de la population en lieu et place de l'enrôlement des électeurs, à la nomination inconstitutionnelle des Commissaires spéciaux et, de façon générale, à toutes les manœuvres qui ont paru, à l'époque, comme étant porteuses d'agendas cachés en marge de la Constitution.

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