Cote d'Ivoire: Etienne Kouya (président du groupement des imprimeurs de la RCI) - "Nous avons honoré le chef de l'Etat"

interview

Après la 1ère édition réussie de « la Semaine des imprimeries » (du... .), Etienne Kouya fait le bilan de cette activité qui a vu, non seulement la participation de plusieurs pays de la sous-région, mais également la remise du "Prix Alassane Ouattara du meilleur fournisseur et équipementier des imprimeries".

Quelles étaient les attentes du Groupement des imprimeurs en organisant "la Semaine des imprimeries" ? Etienne Kouya : L'attente réelle était de valoriser la corporation des imprimeurs de Côte d'Ivoire. Puisque nous sommes des agents de développement, les assises nous permettaient de recueillir des informations, échanger les expériences afin de les porter à la connaissance des décideurs du pays pour voir réellement le poids du secteur de l'imprimerie dans le tissu économique et social de la Côte d'Ivoire. C'était cela l'enjeu de cette semaine dédiée au secteur de l'imprimerie. Aussi, c'était l'occasion pour nous de voir comment l'imprimerie peut-elle participer à la réduction, voire la résorption du chômage en Côte d'Ivoire. Nous avons surtout à cœur de freiner l'immigration clandestine. C'est en cela que nous avons invité des pays de la sous-région pour réfléchir ensemble à ce fléau.

Lors des assises vous avez insisté sur le regroupement des imprimeurs au sein d'une faîtière !

L'idée a germé depuis les préparatifs du sommet Union africaineUnion européenne à Abidjan en 2017 et qui a vu la participation de plus de 80 chefs d'Etat du monde entier. Le Préfet de police d'Abidjan nous avait associé à cette assise. C'est en ce moment-là que nous avons aussi compris l'importance du secteur de l'imprimerie dans la marche d'une nation. Ainsi, après le sommet, nous avons mis sur les fonts baptismaux la faitière. Donc, c'est à la demande de l'Etat de Côte d'Ivoire que cette faitière a été créée, en toute légalité, et nous avons notre agrément. Voilà pourquoi à chacune de nos activités, nous informons et associons l'Etat de Côte d'Ivoire.

S'agissant de la Semaine des imprimeries, y a-t-il des points qui ne vous ont pas satisfait pour son organisation?

Effectivement ! Figurez-vous, nous avons entrepris toutes les démarches, depuis le mois de novembre, mais à l'arrivée, nous n'avons pas eu le soutien des pouvoirs publics et nous n'avons pas compris les raisons alors que le Premier ministre nous a donné son accord.

De quelles organisations s'agit-il ?

Ce sont des ministères. Vous savez, le Prix du "meilleur fournisseur et équipementier des imprimeries" portait le nom du chef de l'Etat. C'était là aussi l'enjeu de cette semaine. C'était suffisant pour être un motif de présence de ces ministères qui ont travaillé avec nous et qui ont fait défection à la dernière minute. Certainement que ceux à qui il a été demandé d'être à nos côtés n'ont pas exécuté les recommandations du Premier ministre. C'est la défection de ces ministères, à la dernière minute, qui constitue le point de déception pour nous, surtout que plusieurs pays étaient présents pour magnifier le président ivoirien. Mais, en dépit de cela, l'événement a été une parfaite réussite, surtout qu'il nous fallait faire honneur à la Côte d'Ivoire et au président de la République. En tout cas nous n'avons pas pris l'organisation à la légère.

Quelles recommandations avez-vous faites à ces ministères ?

J'ai remarqué, au cours des séances de travail que nous avons eues avec des ministères, que beaucoup n'ont aucune notion de la vie et du fonctionnement d'une imprimerie. C'est après maintes explications qu'ils comprennent que l'imprimerie est une activité transversale qui touche tous les domaines d'activités et les retombées sont énormes pour l'employabilité de la jeunesse ivoirienne. Et vous comprenez pourquoi la conférence du Pr Basile Gnagne a eu de l'engouement auprès des étudiants et des jeunes qui étaient là !

Vous avez au moins des points de satisfaction !

La source de notre satisfaction, c'est la mobilisation du groupement, la participation des imprimeurs ivoiriens. Cette satisfaction est encore totale à voir la participation des imprimeurs venus de la Guinée, du Ghana, du Mali, du Togo, Burkina Faso. C'est la preuve du leadership de la Côte d'Ivoire que le président de la République prône. Pour une première édition, c'est une performance et trois jours durant, Abidjan était devenue la capitale de l'imprimerie. L'imprimerie est une source intarissable d'emplois et de revenus et le secteur n'est pas à négliger. C'est le lieu de saluer la présence de l'Agence emploi-jeunes représentée par M. Alexis Gnaman qui, deux jours durant, a instruit les participants sur les offres de sa structure. Il faut saluer aussi le Centre de perfectionnement des métiers de l'imprimerie. Et nous avons constaté l'intérêt des élèves et étudiants issus de cette école pour les métiers de l'imprimerie. Sans oublier les étudiants de l'Ecole de management de Yopougon. En tout cas, notre politique est d'apporter une contribution significative à la formation des jeunes aux métiers de l'imprimerie. C'est en cela que nous avons offert dix mille prises en charge aux jeunes de Côte d'Ivoire et nous croyons être sur la bonne voie.

Après la 1ère édition de cet événement, quelles sont les perspectives pour le groupement et pour les éditions à venir ?

Nous avons en vue la construction d'un siège digne de notre organisation. Pour cela, l'obtention d'un site serait une œuvre salvatrice. Au-delà de ça, nous entendons aller, dans un court terme, à la rencontre de l'intérieur du pays car les jeunes de Bouaké, Man, Gagnoa, Korhogo, Bondoukou, etc. l'ont exigé pendant nos assises surtout que l'événement était retransmis en direct sur les réseaux sociaux. L'autre point, c'est de demander aux imprimeurs de rester mobilisés au sein de leur organisation, car nous avons mis la barre haut et nous devons aller de l'avant. Surtout que nous avons un contrat avec le Fdfp (Fonds de développement pour la formation professionnelle). Nous avons également un partenaire qui vend du matériel numérique de dernière génération et qui fait des offres spéciales aux membres du groupement. Nous devons donc rester mobilisés pour les élections générales à venir, car nous devons encore relever le défi de la qualité.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Patriote

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.